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Full text of "La liberté (1986-11-28)"

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LA 


l'événement 


BERTÉ 


Volume 73 No 34 Saint-Boniface, du 28 novembre au 4 décembre 1986 


La SFM 
garantit l’argent 


__ pour les 
Etats Généraux 


C'est la SFM quieffec- 
tuera «les démarches né- 
cessaires» pour trouver 
l'argent pour la tenue des 
Etats Généraux dela fran- 
cophonie. La décision a 
été prise par la Société 
mardi 25 novembre. 


Le Comité des États Géné- 
raux a présenté un budget s'éle- 
vant à 129000$. «Les Etats 
Généraux appartiennent à la 
communauté. Cependant, l'en- 
gagement pris par la SFM de 
garantir le budget montre très 
clairement que pour la SFM, 
les Etats Généraux sont priori- 
taires», souligne le président 
Réal Sabourin. 

Le Comité des Etats Géné- 
rauxest présentement composé 
de: Claude Forest, Louise fort, 
Odile Martel, Aline Taillefer et 
Richard Simoens. || reste deux 
postes à pourvoir, deux per- 
sonnes ayant initialement 
accepté de siéger s'étant reti- 
rées. 

«Notre premier souci est de 
combler les deux vacances», 
note Richard Simoens, réalisa- 
teur à Radio-Canada. 


Enquête 


_ Pour l'instant, le Comité des 
Etats Générauxs'est réuni deux 
fois. «On est vraiment juste au 
début de notre réflexion. On 
s'oriente. Onesttellement juste 
au début du mandat». Bien que 
les membres du Comité dispo- 
sent déjà d'un document de 
travail, c'est à eux de décider 
précisément ce que seront les 
Etats Généraux. 


Ilest généralement entendu 
que le Comité fonctionnera 
comme une espèce de com- 
mission royale d'enquête, 
tenant des audiences publiques 


La série continue en 7 


pour recueillir les réflexions 
d'individus et d'associations. 
But de la manoeuvre: définir 
les objectifs de la francophonie 
manitobaine pour l'avenir. 


Pourquoi Richard Simoens 
a-t-il accepté de siéger au 
Comité? «Parce que la commu- 
nauté m'intéresse. Parce qu'il 
est bon de se redéfinir, de s'ar- 
rêter un moment, de voir où on 
veut s'en aller» 


Les Etats Généraux devraient 
se conclure par une grande 
assemblée générale de la com- 
munauté. La date parfois avan- 
cée est novembre 1987. La 
décision revient toutefois au 
Comité. Et elle n’a pas encore 
été prise. 

«Le Comité veut prendre le 
temps de bien s'organiser dès 
le départ. Une fois parti, on va 
s'arranger pour que ça marche», 
lance celui qui a été président 
du Conseil jeunesse provincial 
à deux reprises. 


Bernard BOCQUEL 


/ } 


Richard Simoens, porte-parole 
du Comité des États Généraux. 


À votre service: 


Phili W. Lavack (gérant) 
Denis Marcoux Yvon Tétreauit 


SALON ZMORTUAIRE 


Jardins 


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136, BOULEVARD PROVENCHER 


GILBERT D'ESCHAMBAULT 


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50 


Fo 


357, RUE DES MEURONS 


Une guerre (Voir page 19) 
en terre bonifacienne? 


A on | 


Le Foyer Valade ouvert la mi-88 | 


Première pelletée de terre le 25 novembre sur le terrain où sera construit le nouveau Foyer 
Valade (anciennement Foyer Saint-Boniface) à côté du Centre Saint-Amant sur la River Road. 


Les travaux de terrassement devraient commencer avant Noël et le nouveau centre de soins 
prolongés pourra accueillir ses 120 pensionnaires dans un an et demi environ. 


On reconnaît sur la photo le maire de Winnipeg, William Norrie, le ministre de la Santé, 
DALPAnE Desjardins et Sr Jacqueline St-Yves, supérieure provinciale des Soeurs Grises du 
anitoba. 


Vous cherchez 
un cadeau de Noël 
qu’on n'oublie pas? 


Arrêtez de vous casser la tête! 
La Liberté vous offre la solution en page 11 


En éditorial: 
e Lucien CHAPUT fustige la SFM (p. 3) 
e Bernard BOCQUEL tance Howard Pawley (p. 2) 


Méfiez-vous de certains 
jouets de Noël ....….: 


Pour John Turner, le 
calvaire s’achève. Les cou- 
teaux sont tirés, les dés 
sont jetés. Il ne reste plus 
aux délégué(e)s du parti 
libéral fédéral qu’à voter 
sur Pavenir de leur chef. 


La patronne des libéraux 
provinciaux, Sharon Carstairs, 
a refusé de dire publiquement 
si elle voterait pour ou contre 
John Turner. Ses liens person- 
nels avec Jean Chrétien sont 
bien connus. Mais là n’est pas 
la question, estime la seule 
député libérale au Manitoba. 


“Toute l'affaire a été mal 
conduite. Je n'aime pas la 
controverse. John Turner aura 
sans doute beaucoup de mal à 
oublier les Marc Lionte, qui 
risquent fort d’être mis à l'écart. 
Tout ça, c’est très dommage”. 


Sharon Carstairs ajoute d’ail- 
leurs bien volontiers que, si 
elle était à la place de Turner, 
elle aurait aussi du mal à oublier 


Sharon Carstairs, la patronne 
du parti libéral provincial. 
Contre un statut particulier pour 
le Québec. 


ses détracteurs qui s'affichent 
ouvertement. Voilà de quoi faire 
réfléchir ceux ou celles qui 
voudraient lui faire des misères 


Vous voulez vous construire 


une maison 
Pensez: 


SIMACO 


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«Au service de la communauté francophone» 


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plans et devis. 


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structure existante. 


e Faisons tous tra- 


d’ici le congrès libéral provin- 
cial, qui se déroulera les 6,7 et 8 
mars 1987. 


Pour elle, il n’y a pas de lien 
direct entre la bonne santé du 
parti libéral fédéral et un avenir 
prometteur pour le parti libéral 
provincial. “Si on regarde l’his- 
toire, note-t-elle avec un sou- 
rire, on s'aperçoit que quand 
ça allait bien pour les libéraux 
provinciaux, ça n'allait pas bien 
pour les libéraux fédéraux. Alors 
peut-être que je devrais espé- 
rer que Turner gagne et qu'il 
perde les prochaines élections 
fédérales! ” 


C’est donc uniquement avec 
l'avenir du parti fédéral en tête 
que Sharon Carstairs se trouve 
présentement à Ottawa. Sa 
grosse préoccupation? Que le 
parti libéral fédéral développe 
des politiques donnant une Lt 
juste place à l'Ouest. 


Concrètement, la patronne 
des libéraux provinciaux va se 
battre pour un Sénat élu; un 
meilleur financement des insti- 
tutions postsecondaires; une 

olitique agricole garantissant 
l'existéhes de la ferme fami- 
liale; et last but not least, elle 
tient à ce que les droits. des 
francophones soient protégés 
par l’État fédéral. 


Clairement, Sharon Carstairs 


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1063, Autumnwood 
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«C'est le chef qui est res- 
ponsable de la perception 
que le public a du parti.» 


Les enjeux du 


congrès libéral 
aux yeux de 
Sharon Carstairs 


s'oppose à l’idée d'accorder un 
statut spécial au Québec. Parce 
ue c’est à la nation toutentière 
‘être responsable des droits 
des francophones. 


Voilà pour l'essentiel des 
politiques qu’elle estime être 


dans le meilleur intérêt natio- 
nal. Et comment le congrès 


La dure réalité de la vie libérale 


devrait-il se terminer pour être 
dans le meilleur intérêt du parti 
libéral fédéral? 


“Le scénario le plus favora- 
ble serait un vote retentissant, 
dans un sens ou dans un autre. 
C'est-à-dire soit que John Tur- 
ner reçoive 70 pour cent des 
voix; soit qu'il en obtienne 
moins de 50 pour cent”. 


Présentement, la ‘grave pré- 
occupation”, c’est la popula- 
rité des néo-démocrates (en 
gros 29 pour cent dans les son- 
dages). Si John Turner est con- 
firmé dans ses fonctions, son 
défi ‘‘sera de convaincre que le 
NPD n'est pas une option poli- 


» 


Pour cela, il faudra que les 
libéraux soient vus comme ceux 
qui se ‘préoccupent de la vie 
quotidienne des gens, en adop- 
tant des politiques comme le 
revenu minimum garanti”. 


“La dure réalité de la vie”, 
cependant, aux yeux de Sharon 
Carstairs, c’est que le chef du 
parti, comme porte-parole, est 
responsable de la perception 
que le public a du parti. 


Son inquiétude est on ne 
peut plus claire: avoir les bonnes 
politiques, mais garder cette 
image de “droite” qui colle 
encore à John Turner. 


Une leçon 
en pawleytique 


Grâce à la triste affaire du CF-18, Howard 


vaux de béton: ex.: 
fondations, trottoirs, 
entrées 


Un entretien 
avec 


Arthur 
CHAPUT 


FINANCES 


La semaine prochaine 


Pour estimations 
gratuites, composez 
le 237-4798 

Président 


Raymond Simard, B.A. 
B. Comm. (Hons.) 


À VENDRE 


LA CHORALE DES INTRÉPIDES I 


2 - LA LIBERTÉ, la semaine du 23 novembre au.4 décembre 1986 


CONCERT DE NOËL 
sous la direction de Bruce Waldie 


dédié à Marcien Ferland en hommage à ses 
25 ans comme directeur de la Chorale 


Date: le dimanche 7 décembre 
Heure: 20h 
Lieu: Cathédrale de Saint-Boniface 


Billets: 7$; 4$ étudiants et âge d'or 


(disponibles auprès des membres de 
la chorale et au Ccfm) 


Café-rencontre au sous-sol 
de la Cathédrale après le concert. 


la réforme fiscale 


Pawley est maintenant presque une vedette 
nationale. Pour l’instant en tout cas, c’est lui 
quiincarne la lutte des petites provinces contre 
les froids calculs politiques d'Ottawa. 


Howard Pawley exige sur tous les toits que justice 
soit faite au Manitoba. Il est tellement convaincant dans 
son rôle de preux chevalier protégé par l’armure néo- 
démocratique que ses détracteurs ne pourront plus 
l'appeler «Mémère». 


Le premier ministre crie au scandale parce que 
Brian Mulroney a succombé à la loi du plus fort. Les 
Franco-Manitobain (e)s qui attendent avec impatience 
un développement des services en français trouveront 
sans doute que Howard Pawley est mal placé pour atta- 
quer le sens de justice du Premier ministre du Canada. 


EDITORIAL 


Si Howard Pawley est vraiment aussi insulté qu’il 
l'affirme, eh bien il sait au moins comment les francos 
se sentent face à la question des services en français. 


Surtout quand on pense à la récente loi ontarienne 
qui donne aux Franco-Ontarien (ne)s le droit d’être ser- 
vis en français par leur gouvernement. Alors que l’On- 
tario n’est même pas une province bilingue, contraire- 
ment au Manitoba. 


Mais il faut croire que l'actuel gouvernement Peter- 
son a la volonté politique d'appliquer ses principes. 
Howard Pawley n'ayant pas informé les francophones 
qu'il avait changé de principes à leur égard, il faut donc 
conclure que sa volonté politique d'éliminer les injus- 
tices s’applique uniquement quand ça l’arrange. 


La compagnie Bristol de Winnipeg avait présenté la 
soumission la plus basse pour assurer l'entretien des 
CF-18. Les Franco-Manitobain(e)s ont offert une sou- 
mission trop complète depuis trop d'années. 


En business comme en politique, c’est la soumission 
du plus fort qui est toujours la meilleure. Sauf quand un 
sens de justice doublé d’un bon réalisme politique pré- 
vaut. Howard Pawley est mal placé pour donner des 
leçons à quiconque. 


Bernard BOCQUEL 


PE men nene nan en ess sun 


Le fumble 
de la SFM 


C’en est carrément gênant. La Société 
franco-manitobaine, le bras politique des par- 
lants français du Manitoba, a échappé le bal- 
lon. Encore une fois. Sans avoir été plaquée 
par quiconque! 


L'organisme qui encourage les francophones d’utili- 
ser les services en français déjà disponibles et qui 
souhaiterait voir le/la Franco-Manitobain(e)s 
moyen(ne) demander plus de services a parlé à la 
Cour suprême du Canada en anglais. 


Déjà en 1983, la SFM s'était fait taper sur les doigts 
pour avoir plaidé en anglais pour les droits des francos 
devant un tribunal où le français était permis. «On peut 
s'étonner, soit dit en passant, a écrit le juge en chef du 
Québec en mai 1983, que le président de la Société 
franco-manitobaine (Léo Robert à l'époque) ait déposé 
un long affidavit en anglais pour soutenir une requête 
présentable devant la Cour supérieure du Québec et 
exposer les démarches de l’intervenante (/a SFM) pour 
la défense et la promotion du fait français au Manitoba 
et, généralement, au Canada». (C'est nous qui souli- 
gnons). 


EDITORIAL 


Tout dernièrement, la SFM est intervenue, devant la 
Cour suprême du Canada, en faveur de la requête à 
nouvelle audition de Duncan Cross MacDonald, un 
Montréalais anglophone qui contestait une contraven- 
tion écrite uniquement en français. 


L'intervention de la SFM, nous vous la livrons inté- 
gralement. «7he intervenant, the Societe Franco-Manito- 
baïine (sic), adopts the position put forward by the appel- 
lant, Duncan Cross MacDonald, in its entirety.» 


Une phrase qui n’aurait pas été trop trop compliquée 
à traduire. Ou mème à rédiger carrément en français, 
Ça ne prend pas une spécialisation en droit constitu- 
tionnel pour formuler ce genre d'intervention. 


L'explication officielle de cette gaffe? Tout simple- 
ment une question de temps. L'avocat à 1 500 milles de 
Winnipeg a contacté la SFM un vendredi. Le Conseil 
d'administration de la SFM s’est réuni le mardi sui- 
vant et a donné l’autorisation à l'avocat d'intervenir. 
Le texte est arrivé par après, rédigé uniquement en 
anglais. 


Et voilà. Fumble! Le ballon est libre! Ne vous préci- 
pitez pas tous en même temps pour sauter dessus! 
Lucien CHAPUT 


LA LIBERTÉ 


Journal hebdomadaire publié 
le vendredi par la 
Société Presse-Ouest Limitée 


Décès 


Vie sociale 


Le journal de l’année de 
7 à» 
APF re 


Directeur et 
Rédacteur en chef: Bernard BOCQUEL 
Journalistes: Lucien CHAPUT 
Daniel TOUGAS 


Association de la 
esse francophone 
1ors Québec 


Journaliste 

coopérant: Stéphane JARRE 

Publicitaire: Andrée GILBERT 

Typographe: Jocelyne LAXSON 

Graphistes: David MCNAIR 
Denis ST. JEAN 
René LANTHIER 

Secrétaire 

relationniste: Jacqueline CHAPUT 

Développement 

des photos: Hubert PANTEL 


Heures du bureau: 9h00 à 17h00 du 
lundi au vendredi. 


Toute correspondance doit être 
adressée à La LIBERTÉ, Case postale 
190, Saint-Boniface (Manitoba) R2H 
3B4. Les lettres à la rédaction seront 
publiées à la demande du signa- 
taire. Les bureaux sont situés au 383, 
boulevard Provencher. Téléphone 


(204) 237-4823, 


Nos annonceurs ont 5 jours pour nous 
signaler toute erreur de notre part, La respon 
sabilité du journal se limitera au montant 
ayé pour la partie de l'annonce qui contient 
Fée 


L'abonnement annuel coûte 21,00$ 
au Manitoba, 25$ partout ailleurs au 
Canada et 30$ à l'étranger 


La LIBERTÉ est imprimée sur les presses de 


Derksen Printers 


Enregistré comme « 
classe: No 0477 


ournier de deuxième 


Orlando (Butch) Girouard, époux 
de Lorraine (née Boulet}, de Somerset, 
décédé le 24 novembre à l’âge de 61 
ans. 


Marie Allec (née Martin), épouse 
de feu Joseph Allec, anciennement 
de Haywood, de Saint-Claude, décé- 
dée le 19 novembre à l’âge de 93 ans. 


Yvonne Armande Gagné (née 
Sabourin), épouse de feu Joseph 
Pierre Gagné, de Saint-Georges, 
décédée le 19 novembre à l’âge de 79 
ans. 


Lucien Turenne, époux de Denise 
(née Champagne), de Saint-Boniface, 
décédé le 18 novembre à l’âge de 52 
ans. 


Marcel Lajoie, anciennement de 
Richer, de Winnipeg, décédé le 21 
novembre à l’âge de 47 ans. 


Arthur Olivier, époux de feu Dina 
Olivier, de Saint-Boniface, décédé le 
21 novembre à l’âge de 89 ans. 


Pour placer naissances, 
mariages, anniversaires et 
décès dans Vie sociale, 
appelez La Liberté au 
237-4823. Un service 
gratuit pour les 
abonné(e)s 


CAYOUCHE 


Des félicitations 
et une correction 


M. le rédacteur, 


J'aimerais féliciter Stéphane 
Jarre et les autres membres de 
l'équipe de La Liberté pour l'excel- 
lente couverture qu'ils ont donnée 
de l'assemblée générale organisée 
par la SFM le 18 novembre. 


Je voudrais toutefois corriger 
une phrase qui ni a été attribuée 
dans ce reportage. Je n'ai pas 
indiqué que le journal«Le Manitoba» 
appartenait au parti conservateur, 
mais plutôt qu'il en était son porte- 
parole. 


Jean-Marie Taillefer 
Saint-Nobert 


le 22 novembre 1986 


C.F. Freynet Distributeurs 
Ste-Anne (Manitoba) 


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à LA UBERTÉ, 14 semaine, du 28ovembre au.4. décembre'1986 


_.. MAÏS , 
DÉLIVRE - MOI DE... 
JOHN TURNER 


LIBERTÉ 


Le journal dont on parle avec ses ami(e)s. 


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ous prépdfôns 4 


W'peñtinénte et 
qui vous to, ès. 


Dites-nou réussissons. 
bermain Massicptte 
V4 


Radio-Canada 
Manitoba 


r 3 


Les secrets du bon pal 


La confection du pain 
estunarten voie d'extinc- 
tion de nos jours. Mais 
aujourd'hui, plusieurs 
amateurs de pain maison 
veulent faire revivre l'art 
de la confection du pain 
et organisent les tâches 
ménagères autour de cette 
activité. 


Les recettes abondent, dont 
certaines sont de vieilles favo- 
rites et d'autres des versions 
plus modernes. Toutefois, la 
plupart n'indiquent pas au débu- 
tant les rudiments de cet art. 
La connaissance du rôle des 
principaux ingrédients et de la 
façon de les combiner, augmen- 
tera les chances de réussites. 


La FARINE DE BLE donne les 
meilleurs pains, car elle est 
riche en gluten, protéine qui 
confère au pain un volume élevé 
et une bonne texture. La farine 
tout usage est la plus couram- 
ment utilisée. La farine de blé 
entier donne un pain plus lourd. 
Pour obtenir de meilleurs résul- 
tats avec une recette, utilisez 
tout au plus 50% de farine de 
blé entier. 


La LEVURE est un organisme 
végétal vivant responsable de 
la production de gaz qui fait 
lever la pâte. On l'active en la 
plaçant dans de l'eau tiède 


sucrée (ni chaude et ni froide) 
pendant quelques minutes. Lais- 
ser reposer sans l'agiter. Si 
elle ne se développe pas, la 
jeter et la remplacer par de la 
levure fraîche. Le volume du 
pain sera réduit si la quantité 
de gaz formée est faible. 


Du LAIT OU DE L'EAU peu- 
vent être utilisés à condition 
d'être tièdes avant l'addition 
des autres ingrédients. Un 
liquide trop chaud inactivera la 
levure alors qu'un liquide trop 
froid ralentira la formation de 
gaz. 


PRATIQUE 


La bonne technique 


e Le pétrissage de la pâte 
développe le gluten. Placer la 
boule de pâte sur une planche 
de travail ou une table légère- 
ment enfarinée. Plier la pâte 
vers vous. Avec l'extrémité de 
la paume, abaisser la pâte en 
l'éloignant de vous. Tourner la 
pâte d'un quart de tour et répé- 
ter l'opération. Continuer jus- 
qu'à ce que la pâte devienne 
lisse et élastique, ce qui 
demande environ 10 minutes. 


e Les jours humides, il fau- 
dra peut-être utiliser un peu 
plus de farine pendant le pétris- 
sage, car la pâte sera plus col- 
lante. Faites preuve toutefois 


Laura et Wilfrid Boulet 


de Saint-Boniface 


Félicitations en l’honneur 
de votre 


45e anniversaire de mariage 


le 12 novembre 1986 


De vos enfants et petits-enfants 


LE FEUILLETON 
467, rue Jeanne D’Arc 


Patrick CHABAULT 


Tous droits réservés © Patrick CHABAULT. 


Pr. 


* À ; gs is ÿ* 
de modération, sinon le pain 
sera lourd. 


e Recouvrir la pâte de papier 
ciré ou de plastique et d'une 
serviette pour la laisser lever. 
Placer le bol dans un endroit 
tiède, à l'abrides courantsd'air, 
comme un four non chauffé 
avec un récipient d'eau chaude 


orist 


400, avenue Taché 
(en face de l'hôpital Saint-Boniface) 
Lucille et Yvonne Boulet 


Tél.: 237-3891 - 237-6158 


sur la grille inférieure. 


e Pour s'assurer que la pâte 
a levé suffisamment, appuyer 
légèrement avec le doigt. Si 
l'empreinte demeure, la pâte 
est prête. 


° Après la première fermen- 
tation, abaisser la pâte et la 
laisser reposer pendant quel- 
ques minutes pour faire dispa- 
raître les grosses bulles d'airet 
accélérer la formation de gaz. 


e Pour vérifier si le pain est 
cuit, taper dessus légèrement. 
Le pain suffisamment cuit don- 
nera un son creux. 


e Enlever immédiatement le 
pain cuit du moule pour empê- 
cher que la vapeur ne ramol- 
lisse la croûte. Laisser refroidir 
sur une plaque à l'abri des cou- 
rants d'air. 


Une fois le pain refroidi, l'en- 
velopper et le garder à la tem- 
pérature ambiante dans un con- 
tenant couvert. Consommer le 
pain maison dans les deux jours 
sinon, le placer dans un embal- 
lage conçu pour la congélation 
et le congeler à -18°C. 


Tête 
fromagée 
sans tête 


Il fut un temps, où pour 
faire de la tête fromagée, 
on devait utiliser la tête 
et les pieds d’un porc. 


Cette méthode de prépara- 
tion peut être plutôt compli- 
quée. On peut soit s'entêter et 
insister pour suivre la recette 
traditionnelle ou encore faire à 
sa tête et choisir le raccourci 
proposé par les conseillères en 
alimentation d'Agriculture 
Canada. Le mélange est bien 
assaisonné et très savoureux. 


Tête fromagée 


1,5 kg de jarret de porc 

1,5 L d’eau 

125 mL de feuilles de céleri 
hachées 

50 mL de persil 

2 oignons tranchés 

1 carotte tranchée 

2 gousses d’ail émincées 

10 ml de sel 

6 grains de poivre 

5 mL de quatre-épices 

5 mL de thym 

2 clous de girofle 

1 feuille de laurier 

10 mL de graines de carvi 


Mélanger tous les ingrédients, 
à l'exception des graines de 
carvi. Couvrir et laisser mijoter 
jusqu'à ce que la viande soit 
tendre (environ 3 h). Egoutter 
et conserver le bouillon. Hacher 
finement la viande et le gras et 
jeter la peau et les os. Passer le 
bouillon au tamis. 


Ajouter les graines de carvi 
et laisser mijoter jusqu'à ce 
que le bouillon soit réduit à 
600 mL. Passer au tamis et 
dégraisser. Mélanger la viande 
et le bouillon et verser dans un 
moule graissé (un moule à pain 
peut être utilisé). Réfrigérer. 
Quantité: environ 1 L. 


Livre deux 


Marius 


Aneroid, Saskatchewan. Fin de l'été 1985. On 
vient de faire connaissance avec Marius, le vieux 
chum de toujours de Charles-Eugène Langlois, le 
mari de la «veuve» du 467, rue Jeanne d'Arc. 
Marius et Charles-Eugène partagent un secret. 
Mais il semble bien que Marius et Louis Lambert 
(l'époux de Léonie Lambert, la fille aînée de la 
«veuve» Marie-Louise Langlois) décédé accidentel: 
lement, partagent aussi un secret que le curé de 
Ferland, M. Morin, essaye de découvrir. 


Assiniboia, Wevburn, Redvers... Marius 
roulait sans problème. Quandle numéro 13 est 


devenu le 2, notre chauffeur était rendu en 
1921. 


En 1921, Marie-Louise ne manquait surtout 
pas d'attention. Elle suscitait un énorme inté- 
rêt du côté des jeunes pensionnaires à Saint- 
Boniface. Deux garçons en particulier auraient 
vidé la Rouge pour gagner son coeur. L'un 
s'appelait Charles-Eugène, l’autre vous pou- 
vez deviner son prénom. 


Quand ils ne jouaient pas au poker durant 
ces soirées ragtime, ces deux apôtres faisaient 
la cour à Marie-Louise Pelletier, une sorte de 
Jeanne Moreau du Manitoba français, diraient 
les cinéphiles des temps modernes. 


«Ce soir, tu t’occupes du shipment et moi je 
tâcherai de vendre quelques bouteilles à Win- 
nipeg» était la phrase consacrée voulant vrai- 
ment dire: «Ce soir, je vais danser avec Marie- 
Louise, t'es mieux de ne pas montrer ta face 
chez les Pelletier avant demain». 


Marie-Louise aimait réellement les deux. 
Charles-Eugène ne s’arrêtait devant rien, tan- 
dis que Marius maintenait toujours le calme 
devant la pire tempête. 


Les deux buvaient, fumaient, sacraient et 
étaient terriblement amoureux d’une femme 
tendre, honnête, sensible. Enfin, tout ce que 
pouvait être une femme en 1921. 


Marie-Louise savait surtout se moquer d'eux. 


«Vous êtes tous les deux bien gentils, mais 
un peu naïfs, eh? Vous voulez que les trois, on 
passe la vie ensemble? Dites-donc, vous avez 
déjà entendu parler de l’enfer? Vous savez ce 
que le diable peut faire avec des petits garçons 
gourmands comme vous?» 


C'était Marie-Louise: une minute, le sacri- 
lège, l’autre,le symbole même de la femme 
canadienne-française. 


Totalement consumés par elle, les deux 
atteignaient souvent le banal dans leurs efforts 
pour l’impressionner. Charles-Eugène avait 
une fois vendu le vélo de Marius dans le but 
d'acheter un cadeau d'anniversaire pour 


4 LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986 


Marie-Louise. 


Pour sa part, Marius avait fait semblant de 
tomber malade chez les Pelletier avec l’inten- 
tion de faire savoir à Charles-Eugène qu'il avait 
passé la nuit près de Marie-Louise. Il avait 
évidemment ignoré le fait que le Docteur Pelle- 
tier était médecin! 


C'était franchement amusant. Même aux 
noces de Charles-Eugène et Marie-Louise, on 
avait l'impression de participer à quelque 
chose de pas très catholique. Les rumeurs 
voulaient que Marius était allé au Lac-Des- 
Bois avec eux pour la lune de miel. 


Huit ans plus tard, Charles-Eugène est dis- 
paru. On ne l’a jamais revu. On disait qu’ilétait 
mort dans une bagarre avec des membres de 
la mafia qui n’appréciaient pas du tout ses 
tactiques. D’autres disaient qu’il était devenu 
missionnaire en Afrique. Comme si quelqu'un 
savait vraiment! 


On savait seulement que Marie-Louise avait 
dû élever sa famille sans lui. Qu'elle le croyait 
toujours vivant. Et que sans Marius, la vie 
n'aurait pas été rose. 


La Chev Sedan était une bonne voiture. Sur 
la rue Portage, Marius s’est permis de vocali- 
ser: «ll y a longtemps que je t'aime. Jamais je 
ne t’oublierai». 


(À suivre...) 


La fondation Youville rebaptisée 


La fondation Youville vient 
de changer de nom et s'ap- 
pelle depuis jeudi 27 novem- 
bre Plan santé-Soeur Cler- 
mont. 


Deuxraisons essentiellement 
justifient cette nouvelle déno- 
mination selon les responsa- 
bles de cet organisme. D'une 
part, c'est pour éviter toute 
confusion avec les nombreuses 
autres institutions portant le 
nom de Marguerite Youville; et 
d'autre part, c'est pour prendre 
en compte un élargissement 
des activités de la fondation. 


Sr Délia Clermont, née en 
1906 à Forget (Saskatchewan), 
a pourtant été surprise de voir 
son nom attribué à l'organisme 
qu'elle a fondé en 1976 «avec 
Sr Poirier et M. O'Sullivan» et 
qu'elle a présidé durant plu- 
sieurs années. Mais la termi- 


nologie «Plan santé» la laisse 
encore plus perplexe! 


La fondation Youville, selon 
Sr Clermont, a pour but pre- 
mier «d'empêcher les personnes 
âgées d'aller de trop bonne 
heure vivre dans des institu- 
tions spécialisées». Plus que 
jamais, estime l'ancienne 
administratrice de l'hôpital 
Saint-Boniface dans les années 
60, ce besoin existe en raison 
de l'allongement de la durée de 
vie et du nombre grandissant 
de personnes âgées. 


«C'est assez difficile et coû- 
teux de construire des maisons 
pour les vieillards», affirme Sr 
Clermont, qui passe sa retraite 
à la Maison provinciale des 
Soeurs Grises. 


Mais tous ceux dont la santé 
permet de vivre chez eux le 
plus longtemps possible peu- 


La FPCP lance 
une campagne 


de signatures 


La Fédération provinciale des 
comités de parents «cherche 
un appui pour ce qu'elle fait» a 
annoncé Gilbert Savard à une 
vingtaine de parents venus de 
toute la province pour assister 
à une réunion d'information 
concernant l'avancée du dos- 
sier, actuellement devant la 
Cour, sur la gestion des écoles 
françaises par les Franco- 
Manitobains. 


«Nous allons donc demander 
aux parents des 6 200 élèves 
desécoles françaises de mon- 
trer par leur signature qu'ils 
appuient notre démarche», a 
indiqué le président de la 
FPCP. Parmi les premiers 
signataires (notre photo), Omer 
Chartier, qui est à la tête du 
comité de parents de Saint- 
Lazare. 


ouhaitez-leur 
un joyeux Noël 
et assurez-leur 
une bonne année 
en leur offrant 
des billets pour 


Sr Délia Clermont: «Plus que 
jamais, le travail de la fonda- 
tion Youville répond à un 
besoin». 


VITE LU VITE SU 


LA SEINE — L'architecte Don 
Courtnage, ainsi qu'un comité 
consultatif formé de 4 parents, 
3 directeurs d'école et 2 com- 
missaires, vont se pencher dans 
les prochaines semaines sur 
le regroupement du programme 
français de la maternelle à la 
12e année dans un seul des 
deux bâtiments de l'école 
Saint-Joachim de La Broque- 
rie. 


D'autre part, les commissaires 
se réuniront dorénavant les 2e 
et 4e mardis du mois, au lieu 
des lundis comme ils le fai- 
saient jusqu'à présent. 


LA MONTAGNE — La com- 
mission scolaire a décidé, lundi 
24 novembre, d'installer un 
système de gestion technique 
par ordinateur (chauffage, 
securité) dans 5 établisse- 
ments de la division. 


Il s'agit du complexe scolaire 
de Saint-Claude, de l'Institut 
collégial et de l'école élémen- 
taire de Notre-Dame-de- 
Lourdes, de l'école Richard et 
de l'Institut collégial de Somer- 
set. 


Ce système, qui était à l'étude 
depuis un an et demi, sera 
sans doute prêt pour la rentrée 
prochaine. Son coût, bien que 
n'étant pas encore tout à faire 
déterminé, sera de l'ordre de 
100 000$. 


Grâce auxéconomies d'éner- 
gie qu'il permet, il devrait être 
amorti en 4 ou 5 ans et sera 
entièrement payé par la divi- 
sion par simple transfert de 
l'argent consacré jusqu'à pré- 
sent au chauffage de ces bâti- 
ments. 


vent néanmoins avoir besoin 
de quelques soins infirmiers à 
l'occasion et d'être guidés dans 
les démarches administratives, 
juridiques, etc., de la vie quoti- 
dienne. C'est aussi ce qui donne 
au Plan santé-Sr Clermont sa 
raison d'être. 


Ainsi, 850 personnes d'âge 
d'or sont actuellement inscrites 
auprès de l'association quiem- 
ploie une demi-douzaine de per- 
sonnes (des infirmières surtout) 
et fait appel à une centaine de 
bénévoles. 


Plan santé-Sr Clermont, qui 
souhaite dans les prochains 
temps déménager de la rue 
Kenny pour être plus accessi- 
ble à sa clientèle.et fonctionner 
davantage comme une clinique 
de santé, dépend pour 60 pour 
cent de son budget des Soeurs 


grises et pour 40 pour cent du 
gouvernement provincial. 


Finalement, tout comme Sr 
Clermont, ancienne directrice 
de l'école d'infirmière de l'hô- 
pital de Saint-Boniface, n'a pas 
changé d'idée quant à l'utilité 
de Plan santé, la fondation You- 
ville n'a pas changé de mission 
en modifiant son nom. 


Le statut 


«Ce sont des petites choses 
dont les personnes âgées ont 
besoin quand elles demeurent 
à leur domicile, mais elles leur 
sont très précieuses», conclut 
Sr Delia Clermont. D'ailleurs, 
«les gens sont contents de la 
fondation, je crois». 


Stéphane JARRE 


AT Les g 


La maquette du futur Foyer Valade. 


La construction 


du Foyer Valade 
sur le point de commencer 


Voici la maquette du futur 
Foyer Valade dont la construc- 
tion va débuter dans une quin- 
zaine de jours sur un terrain 
de 6 acres voisin du Centre 
Saint-Amant à Saint-Vital. 


D'une capacité de 120 lits, le 
foyer Valade disposera de cham- 
bres dotées d'un système 
d'appel, d'une prise pour le câble 
et le téléphone et d'une salle 
de bain accessible en fauteuil 
roulant. 


À chaque étage, on trouvera 
un poste pour les infirmières, 
une salle à manger, un salonet 
tout l'équipement nécessaire 
aux soins. Dans l'aile centrale, 
une chapelle et une salle d'ac- 
tivités seront aménagées. Un 
espace sera réservé à l'accueil 
des résidants de jour et à des 
projets spéciaux. 


En plus des services offerts 
actuellement par le Foyer Valade 
installé sur la rue Archibald 
depuis 1976 et jusqu'à son 
déménagement sur la River 


Road, le nouveau Foyer pour 
personnes âgées proposera des 
soins de jour et admettra des 
résidants à court terme. 


Un fonds spécial Foyer Valade 
a été mis en place pour recueil- 
lir les dons des particuliers qui 
serviront à l'achat de meubles 
et de divers équipements. 


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Bob Kolesar, l’un des 
deux inspecteurs de la sécu- 
rité des produits vendus 
au Manitoba, vide son sac. 


Il en sort toutes sortes de 
jouets: une enfilade d’anneaux 
qu'il s’agit de poser les uns sur 
les autres autour d’un axe afin 
de former une pyramide. Hélas, 
le sommet de la pyramide est 
composé de pièces en bois très 
petites. Impossible de donner 
ça à un enfant trop jeune. Etles 
autres ne sont plus en âge de 
s’y intéresser. 


Autre jouet: un camion. Les 
arêtes de sa benne sont bien 
arrondies et ne risquent pas de 
trancher les doigts des enfants 
qui joueraient avec. Malheu- 
reusement, la peinture du véhi- 
cule miniature est toxique... 


Bref, le sac de Bob Kolesar 
est bien rempli de DO OURS 
multicolores mais aussi dange- 
reux les uns que les autres. Et 
qui étaient, pour certains d’en- 
tre eux, déjà en vente dans les 
magasins. Alors, futurs pères 
Noël, vérifiez avec attention la 
qualité des jouets que vous 
allez offrir. 


En effet, bien que le Canada 
ait, dès 1970, établi des normes 
de sécurité pour les jouets, cer- 
tains d’entre eux peuvent néan- 
moins aboutir chez un détail- 
lantet finalemententre les mains 
d’un bébé sans pour autant 
présenter toutes les garanties. 


Voilà pourquoi une petite 


Stéphane 
JARRE 


trentaine d’inspecteurs dépen- 
dant de Consommation et cor- 
porations Canada sillonnent les 
rayons de jouets des magasins, 
les chaines de fabrication des 
usines et les entrepôts des 
importateurs à la recherche des 
vices cachés ou patents des 
objets destinés aux enfants. 


Garantie 


«La sécurité des jouets s’amé- 
liore progressivement, constate 
Bob Kolesar, mais il en arrive 
5 000 à 10 000 nouveaux chaque 
année sur le marché... Même si 
commerçants, importateurs et 
fabricants sont de plus en plus 
conscients de l'obligation de 
présenter des produits sans 
danger pour leurs utilisateurs, 
la vigilance des parents doit 
être constante.» 


À tous les niveaux, que ce 
soit au moment de l’achat, ou 
après des années d'utilisation, 


les parents doivent surveiller 
l’état des jouets de leurs enfants. 


Au moment de l'achat, il faut 
d’abord savoir qu'aucun label 
ne constitue une garantie, que 
même les marques les plus répu- 
tées, y compris pour la qualité 
deleurs produits, peuvent appo- 
ser leur nom sur des jouets 
dangereux. 


Bob Kolesar sort de son sac 
un jeu en bois importé de Fin- 
lande. Sur l’emballage, il est 
indiqué en 6 ou 7 langues que 
le produit a été «testé» et qu'il 
répond à tous les critères de 
sécurité. Pourtant il a été retiré 
de la vente au Canada. 


«Le gouvernement n’appose 
jamais de label de garantie sur 
PA produits, indique Bob Kole- 
sar. Pour plusieurs raisons: 
d’abord la règlementation évo- 
lue continuellement, ensuite, 
certains articles peuvent être 
défectueux alors que tous les 
autres de la même série sont 
d'excellente qualité; enfin, nos 
tests simulent l’utilisation des 
jouets (on les laisse tomber, on 
tire dessus, on les comprime et 
on vérifie la toxicité de leur 
peinture essentiellement), mais 
quelquefois, des enfants les ont 
utilisés de manière imprévue et 
ils se sont révélés dangereux». 


Quand vous achetez un jouet, 
vérifiez aussi que l’enfant auquel 
vous le destinez a bien l’âge de 
s’en servir. Inutile de vouloir 
précipiter sa maturation, sur- 
tout que cela pourrait compor- 
ter des risques pour sa santé. 


Père Noel! Attention à ce que 
mn,  MOUS Mettez dans votre hotte! 


— 


Les marchands de jouets que nous avons contactés assurent 


n’avoir jamais eu de problèmes avec la qualité de leurs produits. 
Mais les clients doivent rester vigilants, selon Bob Kolesar, inspec- 


teur de la sécurité des produits. 


Prenez les fameux Lego. La 
taille des pièces varie en fonc- 
tion de la tranche d’âge de 
leurs utilisateurs. Un bon jouet, 
c’est avant tout un jouet adapté 
à l’âge de l’enfant. N'oubliez 
pas qu'entre 0 et 4 ans, ils met- 
tent tout à la bouche! 


Affronter 


Tout commé le rôle des 
parents ne s'arrête pas à la sor- 
tie de la maternité, la surveil- 
lance de la qualité des jouets 
ne doit pas cesser sitôt la caisse 
du magasin franchie. Examinez 
régulièrement l’état des jouets 
de votre enfant. 


Demandez aussi aux-plus âgés 
d’entre eux de ne pas laisser 
trainer leurs affaires partout s’il 
y a un bébé dans la maison. 
Attention aussi aux vieux 
jouets. 


Les inspecteurs de la sécurité 


des produits comptent beau- 
coup sur la vigilance des parents 
et tiennent à ce que tous les 
problèmes constatés leur soient 
communiqués (1). 


Bob Kolesar signale par ail- 
leurs aux pères Noël qui ne 
remplissent leur hotte qu’à la 
dernière minute et dans la pré- 
cipitation, qu’ils peuvent se pré- 
parer, afin d'affronter sans per- 
plexité les rayons de jouets, en 
consultant le «rapport de 1987 
sur les jouets» publié par l’asso- 
ciation canadienne des consom- 
mateurs (2). Outre les indica- 
tions relatives à la sécurité des 
produits, cette revue peut aussi 
vous donner des idées de 
cadeaux! 


(1) Consommation et Corporations 
Canada — Sécurité des produits, 
260, avenue Ste-Mary, R3C 0M6 
Winnipeg. Téléphone: 949-4970. 


(2) «Toy Report 1987» Canadian 
Toy Testing Council/Consumers” 
Association of Canada. 


Cle - Anate 


du lundi au vendredi 


10h15  Passe-partout 

Midi Première édition 

12h30 Les belles histoires 
des pays d’en haut 

17h00 Le vagabond 

18h00 Ce Soir Manitoba 

21h00 Le Téléjournal suivi de 


Le point, de la météo et 


des sports 


14h30 Cinéma 
L'homme en colère. 
Drame policier. Avec Lino 
Ventura, Angie Dicken- 
son. Un homme recher- 
che son fils qui semble 
être mêlé à des trafics 
douteux (fr.-can. 79). 


18h30 Countrychaud 


19h00 Le Clan 
Campbell 


19h30 Poivre et sel 


Arthur veut prendre sa 
retraite. La famille n’est 
pas du même avis. 


20h00 Le temps 
d’une paix 
22h15 Le Parc des 
Braves 
Pierre-Paul fait une crise 
de jalousie à Flore et 


celle-ci est bien tentée 
de se venger. 


22h45 Décibels 


Inv. Herbert Léonard. 


23h15 Cinéma 

Les raisins de la colère. 
Drame social réaisé par 
John Ford d’après le 


À votre rythme 


roman de Steinbeck. Avec 
Henry Fonda et Jane Dar- 
well. Un homme revient 
à la ferme paternelle 
après quatre années de 
pénitencier pour un 
crime involontaire. Il 
retrouve les siens, et la 
famille part pour la Cali- 
fornie chercher du tra- 
vail (amér. 47). 


18h30 Génies 

en herbe 
LaBroquerie affrontent 
Somerset. 


19h00 La clé des 
champs 
Le prince charmant. Une 
cartomancienne a prédit 
à la femme de ménage 
des Boivin qu'elle allait 
rencontrer l'homme de 
sa vie dans des circons- 
tances imprévues. 


19h30 L’agent fait 

le bonheur 
A quelques mois de son 
mariage, Benoit voit res- 
surgir de son passé une 
ancienne flamme dont il 
n'avait jamais parlé à 
Mireille. 


20h00 Lance et 
compte 

(dern. de 13). 

22h15 Dallas 

Réflexion. 

23h15 Cinéma 

Un homme et son péché. 

Drame. Les incidents de 

la vie d’un avare aux 

prises avec l’ex-préten- 

dant de sa femme (can. 

49). 


14h30 Le temps 
de vivre 


18h30 Hebdo 

Avec Pierre Chevrier, 
Marc Laforge et Sylvie 
Robillard. Réal.: Philippe 
Vrignon. 


19h00 Star d’un soir 
Inv. Sylvie Bourque, 
Claude Barzottiet Yvon 
Deschamps. 


20h00 Insolences 


d’une caméra 


20h30 Le sens des 
affaires 
Magazine économique. 


22h15 Bestsellers 

Le Nord et le Sud. Saga. 
(2e de 12). À West Point, 
George et Orry ont à 
subir les mauvais traite- 
ments d’un caporal sadi- 
que. 


23h15 Cinéma 

Harlequin. Drame fantas- 
tique. Un homme réus- 
sit à s'introduire dans la 
famille d’un sénateur en 
guérissant son fils leucé- 
mique et en séduisant sa 
femme (aust. 80). 


14h30 Cinéma 

Iles mystérieuses. Drame 
d'espionnage. Une 
femme est séquestrée à 
bord d’un cargo après 
avoir été témoin d’un 
meurtre. 


17h00 Vidéo Club 


18h30 Les grands films 
Amour obsédant. Avec 
Yvette Mimieux. Une 
femme entreprend de 
séduire un acteur de 
feuilleton télévisé pour 
lequel elle ressent un 
amour obsessionnel 
(amér. 84). 


20h30 Ici 
Radio-Canada 
Le vulgarisateur. Des 
émissions qui traitent de 
la science, de la religion 
et de l’agriculture. 


22h15 Manon 

Le docteur est malade. 
Victime de surmenage, 
le docteur Joly s’imagine 
que ses collègues lui ont 
retiré leur confiance et 
s'apprêtent à le rempla- 
cer. 


23h15 Cinéma 

La Légion saute sur Kol- 
wezi. Drame de guerre. 
Avec Pierre Vaneck et 
Bruno Cremer. Le 12 mai 
1978, la Légion française 
et des commandos belges 
viennent en aide aux res- 
sortissants étrangers en 
poste au Zaïre, pays en 
révolte (fr. 80). 


14h30 Cinéma 

Les fiancées en folies. 
Comédie réalisée etinter- 
prétée par Buster Kea- 
ton. 


18h30 Autoroute 

électronique 
P. Guérin. Réal. Richard 
Simoens. 


19h00 À plein temps 
Les souffrances du p'tit 
Robert. Carole reçoitun 
appel téléphonique du 
professeur de Robert qui 
lui apprend que son fils 
a des problèmes d’ap- 
prentissage et qu'il devra 
être suivi par un spécia- 
liste. . 
19h30 Le monde 
merveilleux 
de Disney 
20h30 Contrechamp 


22h15 Séries plus 

Mussolini et moi. (1ère 
de 5). Les relations du 
Comte Galeazzo Ciano 
avec son beau-père, 
Benito Mussolini, à par- 
tir de l’automne 1942 au 
moment où tout com- 
mence à craquer pour 
les Forces de l’Axe tant 
enRussie, qu’en Afrique 
du Nord et en Sicile. 


23h15 Cinéma 

Ces garçons qui venaient 
du Brésil. Mélodrame. 
Avec Gregory Peck, Lau- 
rence Olivier, Lili Palmer 
et James Mason. Un chas- 
seur de criminels de 
guerre apprend qu'un 
ancien médecin des 
camps de la mort vient 
de tenir, au Brésil, une 
réunion où il a ordonné 
l'exécution à travers le 
monde de 94 fonction- 
naires de 65 ans (amér. 
78). 


16h00 Star Trek 


du lundi 1er décembre au dimanche 7 décembre 


16h30 À première 
vue 
Magazine d'actualité 
cinématograhique. 
18h30 La soirée du 
hockey 
En direct de Washington, 
les Canadiens de Mon- 
tréal affrontent les Capi- 
tals. 
21h45 Télé-sélection 
Christina. Drame. Un 
ingénieur sans emploi est 
approché par une incon- 
nue qui lui offre une 
forte somme pour con- 
tracter avec elle un 
mariage blanc (can. 73). 


10h00 Le Jour du 
Seigneur 

2e dimanche de l'Avent. 

Mese célébrée à la cha- 

pelle de l’Hôtel-Dieu de 

Montréal, par Mgr Jude 

Saint-Antoine. 

11h00 La semaine 
verte 


La récolte du maïs en 
1986. 

12h00 Opéra pour 

Afrique 

Concert exceptionnel 
organisé au bénéfice de 
la lutte contre la faim en 
Afrique et enregistré dans 
les arènes de Vérone avec 
qUeUSr Une: des plus 
grandes voix du monde. 


18h00 Paul, Marie et 
les enfants 
Ma blonde m'’aime. 
Thomas est amoureux. Il 
organise une rencontre 
avec sa blonde chez 
Lucienne. 
18h30 Les beaux 
dimanches 
“Tu te rappelles, Frédé- 
ric?” Spectacle enregis- 
tré à la Place des Arts 
avec Claude Léveillée et 
André Gagnon. 
20h00 Les beaux 
dimanches 
Jeanne avec nous. Dra- 
matique. Le célèbre pro- 
cès de Jeanne d’Arc. 


Chaque vendredi à 18h30, 


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LLC . es 


QUE 


vous invite à voyager à la vitesse 
supersonique pour aller 

— visiter des lieux inattendus 

— rencontrer des personnages inhabituels 
— où participer à des événements inusités. 


Suivez votre hôte Pierre Guérin à la 
découverte de l'insolite et participez au 
concours dont le prix annuel est: 


un voyage pour 2 à Paris 
gracieuseté d'Air Canada 


Une réalisation de Richard Simoens 


6 


e plus amples renseignements, communiquez avec le service des communications au 786-0249. 


LA LIBERTÉ, la semaine dy 28 novembre au 4 décembre 1986. . 


Depuis juin 1985, le Manitoba a 
retrouvé son statut officiel de province 
bilingue. Par contre, cette déclaration 
de la Cour suprême n’a vériblement rien 
changé à la vie quotidienne des Franco- 
Manitobains. 


La raison? Le jugement ne portait que 
sur l'utilisation du français au Palais 
législatif et dans les tribunaux. 


Dans le domaine qui nous touche tous de 
très près, les services, rien n’a été imposé au 
gouvernement. Actuellement, quand José- 


phine Bleau a besoin d'un service en fran- 
çais de son gouvernement, elle doit compter 
sur la bonne volonté, la «courtoisie», des 
autorités. 


LER 
co 


cu 


L'étapisme à la manitobaine 


La Société franco-manitobaine exerce des 
pressions auprès du gouvernement provin- 
cial pour voir à la mise en place de services 
en langue française au Manitoba. 


La semaine dernière dans la série La French 
Connection, l'ancien président de la Société 
franco-manitobaine, Léo Robert(1982-84), 
nous a livré ses réflexions sur les négocia- 
tions qui ont précédé la crise sur les services 
en langue française de 1983. 


Cette semaine, le directeur de la Société 
franco-Manitobaine, René Fontaine, nous 
parle de l'état actuel des pourparlers. 


IV) Beaucoup de prudence, un peu d'optimisme 


Plus ça change, plus 
ça reste pareil. Il est dif- 
ficile de croire qu'aujour- 
d'hui la Société franco- 
manitobaine négocie en- 


core la mise en application 
de la même politique gou- 
vernementale qu'en 1982. 

Les intervenants et le sujet 
sont les mêmes, seule la façon 


C'EST BIEN BEA 
LA TRADUCTION DES LOÏS, 
MAIS CEST LES SERVICES 
QU'IL NOUS FAT. il 


{dessin de Jean-François Belisle) 


de procéder a changé. L'opti- 
misme, voire l'innocence, qui 
caractérisaient les négociations 
entre la SFM et le gouverne- 
ment provincial en 1982-83 
ont disparu. 


Les deux parties gardent 
aujourd'hui un vif souvenir, pas 
encore cicatrisé, de la crise de 
1983. L'année où une entente 
fédérale-provinciale-SFM sur 
les services en langue française 
a suscité une violente opposi- 
tion du particonservateur pro- 
vincial et de la population mani- 
tobaine en général. 


Pourparlers 


Depuis novembre 1985, la 
Société franco-manitobaine a 
repris ses pourparlers avec le 
gouvernement provincial. 
L'ordre du jour est essentiel- 
lement le même qu'il ya quatre 
ans: l'implantation des services 
définis dans la politique gou- 
vernementale de 1982. 


Cette politique prévoyait 
essentiellement la traduction 
des documents et dépliants gou- 
vernementaux et la création de 
régions dites bilingues. (Votam- 
ment, Saint-Boniface, Saint- 
Vital, Saint-Norbert; la Seine, 
la Rouge, la Montagne, le Che- 
val Blanc; Saint-Lazare, Sainte- 
Rose, Laurier, Saint-Georges/ 
Powerview). 


Le directeur de la Société 
franco-manitobaine, René Fon- 
taine décrit en deux mots la 
situation actuelle au gouver- 
nement: l'inquiétude et la pru- 
dence. 


«Le gouvernement reconnaît 
son engagement face à la com- 
munauté franco-manitobaine, 
affirme René Fontaine. il a 
manifesté son désir de repren- 
dre les pourparlers de façon 
pratique, mais il veut éviter de 
rallumer les flammes qu'il vient 
à peine d'éteindre.» 


Le statut du français en Saskatchewan 
et en Alberta devant la Cour suprême du Canada 


Les francophones de la 
Saskatchewan et de l'AI- 
berta ont-ils le droit d'em- 
ployer le français au Palais 
législatif et devant les tri- 
bunaux de leur province? 


Le 26 novembre, la Cour 
suprême du Canada s'est pen- 
chée pour la première fois sur 
cette question de nature consti- 
tutionnelle. La décision de la 
Cour aura un impact sur la 
reconnaissance du fait français 
dans ces provinces de l'Ouest. 


La Fédération des franco- 
phones hors Québec(F.F.H.Q.), 


l'Association culturelle franco- 
canadienne de la Saskatchewan 
(A.C.F.C.)et l'Association cana- 
dienne-française de l'Alberta 
(A.C.F.A.) ont porté conjointe- 
ment en appel cette cause 
devant la Cour suprême du 
Canada. 


Les questions posées à la 
Cour portent sur l'article 110 
del'’Acte des Territoires du Nord- 
Ouest de 1891 qui assurait 
l'égalité du français et de l'an- 
glais à la législature et devant 
les tribunaux sur ce territoire 
qui est devenu, en 1905, les 


provinces de la Saskatchewan 


et de l'Alberta. 


Cetarticle 1 10est-il toujours 
en vigueur en Saskatchewan 
et en Alberta? Si oui, quelest le 
statut du français dans ces deux 
provinces? 


L'origine de cette cause 
remonte à 1980 alors que le 
Père André Mercure de la Sas- 
katchewan — accusé d'une 
infraction au code de la route 
— demandait à subir son pro- 
cès en français. La cause a 
déjà été entendue par la Cour 
du Banc de la Reine et par la 
Cour d'appel de la Saskatche- 
wan. 


Du côté de la Société franco- 
manitobaine, le même senti- 
ment règne. «Depuis un an, on 
essaye de rassurer le gouver- 
nement et la population en géné- 
ral que nos demandes sont 
pratiques et réalistes. La SFM 
n'a rien à gagner à faire ressor- 
tir des vieux fantômes.» 


Iln'est pas étonnant que lors- 
que les modalités seront négo- 
ciées entre le gouvernement et 
la SFM, l'implantation des ser- 
vices se fera sans bruit. Passer 
un projet de loi directement à 
l'assemblée législative, comme 
vient de le faire l'Ontario, sou- 
lèverait fort probablement la 
même réaction publique qu'en 
1983. 


«Bien que le climat vis-à-vis 
des services en français se soit 
beaucoup amélioré dans la der- 
nière année, il y a toujours une 
minorité extrémiste très vocale 
qui tenterait de soulever la con- 
troverse», souligne le directeur 
de la SFM. 


Rétablir 


Le gouvernement opterait 
alors pour une mise en place 
«en douce» de certains services. 
Ensuite, à un moment ultérieur, 
il concrétiserait la politique en 
passant un projet de loi. 


Mais de part et d'autre, le 
mot d'ordre semble être la pru- 
dence. «En 1983, on a essayé 
de faire un très gros pas. Onse 
doit maintenant de ralentir le 


processus et d'avancer petit à 
petit, en rétablissant un climat 
de confiance et d'entente.Ona 
des besoins et des demandes 
qui sont légitimes et auxquels 
le gouvernement devra répon- 
dre» 


L'avancement du dossier dé- 
pend d'abord et avant tout de la 
bonne volonté des autorités en 
place. Mais René Fontaine 
demeure optimiste sur la conclu- 
sion d'une entente. Et ce, avant 
l'été de 1987. 


Daniel TOUGAS 


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LA LIBERTÉ: à Sémaine du 28 novembre au 4 décembre 1986 7 


"Triste état de pauvreté 
en milieu rural canadien’, 
titrait La Liberté et le 
Patriote le 23 novembre 
1967. Le journal rappor- 
tait alors les conclusions 
d'une thèse sur la situa- 
tion des campagnes dans 
les années 60 et l'effica- 
cité des programmes 
d'aide mis en place par 
les gouvernements. 

Parmi ces ‘régions dépri- 
mées'”’, celle d'Entre-les-lacs 
au Manitoba faisait l'objet d'une 
attention particulière, notam- 
ment en bénéficiant du pro- 
gramme ARDA (Aménagement 
rural et développement agri- 
cole). 


Alphonse Perron, alors pré- 
sident du comité local ARDA 
pour Saint-Laurent, décrit l'éten- 
due du domaine d'intervention 
de ces aides publiques: ‘Il fal- 


En tant que société de la 
Couronne, notre mandat est 
de favoriser la réussite des 
petites et moyennes entre- 
prises. Nous croyons que la 
multiplication et la prospéri- 


tielles au développement de 
notre société tout entière. 


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Quand Saint-Laurent 
recevait un coup de main 


lait former la population, met- 
tre en place des services so- 
ciaux, créer des emplois, assu- 
rer la reconversion d'agricul- 
teurs, diversifier les cultures 
existantes et faire venir des 
entreprises’. Bref, donner un 
coup de fouet à l'économie lo- 
cale et élever les revenus de la 
population. 


C'ÉTAIT 


LES 60 


Orateur, lors d'une confé- 
rence organisée en 1966 par 
l'Institut canadien des affaires 
publiques sur le thème des 
‘disparités régionales d'une 
société opulente'’, Alphonse 
Perron présente ainsi la situa- 
tion de Saint-Laurent dans les 
années 60: ‘’L'occupation prin- 
cipale est l'agriculture; les gens 


\ 


séminaires conjoints élaborés 
avec des associations, ateliers, 
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Cros 1 "IT ERITIO 


du village gagnent leur vie en 
faisant la pêche, la trappe, et 
en s'occupant au travail sai- 
sonnier. Plusieurs personnes 
n'ont pas de travail permanent 
et plusieurs reçoivent des pres- 
tations de bien-être. 


Diverses études conduites sur 
place ont mené à la conclusion 
que ‘l'éducation devait être la 
première priorité, suivie, dans 
l'ordre, par l'emploi et le déve- 
loppement des ressources lo- 
cales”. 


Ainsi de nombreux cours ont 
été offerts dans le cadre du 
programme ARDA. Des cours 
d'enseignement général par 
exemple qui permirent à des 
adultes d'atteindre le niveau 
de la 10e année et de poursui- 
vre leurs études dans des 
domaines plus spécialisés en- 
suite. ‘Une centaine d'adultes 
s'y étaient inscrits et ils rece- 
vaient de l'argent pour suivre 
cette formation’, indique Al- 
phonse Perron. 


Un cours de soudure de 5 
jours, aussi, auquel ont parti- 
cipé dans un des garages de la 
région une bonne vingtaine de 
personnes. 


‘’La pêche ne rapportant rien, 
on a offert aussi une formation 
de menuisier/charpentier, se 
souvient Alphonse Perron. 25 
adultes s'y étaient inscrits”. 


Le comité ARDA s'est éga- 
lement assuré de trouver des 
débouchés à ces nouveaux arti- 
sans. Ainsi, une menuiserie 


Faut-il 
continuer 


époque. 


vos réactions! 


Jarre). 


de revivre 


faites connaissance 
avec l’histoire 
de la famille 


8 """"LATIBÉRTÉ. ‘hr semame du 28 novembre au4'décembré 1986": 


51 TRADE Ni 


Une occasion unique 


L'histoire de Laurier 


Doucette-Boisvert 


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CRC EC ENT TIENNE n 


Alphonse Perron déclarait en 
1966 que ‘‘les gens n'aiment 
pas qu'on appelle leur région 
une région déprimée. Cepen- 
dant, depuisl'implantation du 
programme de développe- 
ment, il règne entre les lacs 
une atmosphère d'optimisme 
et de détermination’. 


produisant des échelles s'est 
installée à Saint-Laurent. De 
même, une entreprise de con- 
fection qui fabriquait des vête- 
ments de sport a ouvert un ate- 
lier dans la région, employant 


C'ÉTAIT LES 60? 


La chronique C'ÉTAIT LES 60, c’est une mise en 
perspective d'événements marquants qui se 
sont déroulés durant cette décennie charnière. 
Chaque semaine depuis 8 mois, C'ÉTAIT LES 60, 
donne la parole aux témoins privilégiés de cette 


Que pensez-vous de cette série originale? Faut- 
il la poursuivre en 87? Nous voulons connaître 


Par écrit: La Liberté, C.P. 190, R2H 3B4 
Par téléphone: 237-4823 (demandez à parler avec 
Lucien Chaput, Bernard Bocquel ou Stéphane 


u..! 


jusqu'à 60 femmes formées 
sur place. Cependant, ni l’une, 
ni l'autre de ces usines ne sont 
restées pendant très longtemps 
en activité. 


Des entreprises venues à ce 
moment-là à Saint-Laurent, il 
ne reste plus que l'abattoir. 
C'est aussi à cette époque qu'à 
été construite la salle commu- 
nautaire. 


Parmi les autres bénéfices 
de ces programmes, l'ancien 
fermier de Saint-Laurent cite 
“la formation de directeurs, de 
gens capables de mener la 
communauté, de l'administrer, 
de gérer les affaires du village 
et de la municipalité.” 


Pas vraiment 


L'autre grand domaine d'in- 
tervention du programme ARDA 
concerne bien sûr l'agriculture. 
Outre les cours de gestion d'une 
ferme ou d'économie domesti- 
que, l’aide a été plus directe 
avec le versement de primes 
au défrichement. Pour chaque 
acre déboisé, le fermier tou- 
chait entre 4 et 6 dollars du 
gouvernement. 


‘On recevait un octroi pour 
ouvrir du terrainet le cultiver”, 
raconte Yves Kerbrat, fermier 
dans la municipalité. ‘"Aupara- 
vant, on n'avait pas vraiment 
envie de dégager de nouvelles 
terres pour la culture, parce 
qu'entre les lacs leterrain n'est 
pas très bon‘. 


Pour nourrir le bétail, les 
fermiers ont été encouragés à 
semer de la luzerne plutôt qu'à 
ramasser le foin naturel. ‘Cela 
nous a beaucoup aidés, affirme 
Yves Kerbrat, plusieurs millions 
de dollars sont tombés entre 
les lacs. D'ailleurs, ce sont ceux 
qui ont participé ou bénéficié 
de ces programmes qui ont pu 
aller de l'avant.” 


Partis 


L'argent n'estcependant pas 
venu uniquement des gouver- 
nements, ainsi un rapport d'ac- 
tivité des projets ARDA men- 
tionne que la somme de 600$ a 
été collectée pour la mise en 
place d'une clinique dentaire à 
l'école élémentaire pendant 3 
semaines en 1969: ‘C'était la 
première fois que nos enfants 
recevaient des soins dentaires”. 


Tous les programmes mis en 
place à cette époque ont sans 
doute contribué au dévelop- 
pement et à l'élévation du 
niveau de vie des habitants de 
Saint-Laurent: ‘beaucoup plus 
de gens seraient partis'’, affirme 
Alphonse Perron qui vit main- 
tenant en ville. 


Beaucoup sont partis quand 
même puisque la population 
comptait ‘environ 1 800 âmes, 
se composant largement de 
Métis et de Canadiens fran- 
çais, avec quelques habitants 
d'ascendance anglo-saxonne 
ouautre'',comme l'indiquait, à 
la conférence de l'ICAP, AI- 
phonse Perron. Aujourd'huion 
ne recense plus que 1 114 
habitants dans la municipalité. 


Stéphane JARRE 
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On peut dire beaucoup 
de choses de Daniel Lavoie, 
mais une des choses qu’on 
ne peut pas dire de lui, 
c’est qu’il est une «bête de 
scène. 


Ce n’est tout simplement pas 
un chanteur qui se sent à l’aise 
sur les planches, on ne s’en sort 
pas. La scénograhie de la tour- 
née «Hôtel des rêves», qu’on a 
pu voir à Winnipeg en 85, en 
est un bon exemple. 


Cette tournée, qui faisait suite 
au disque «Tension Attention», 


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lundi au vendredi de 6h à 21h 
samedi au dimanche de 7h à 14h 


“Vue sur la mer” de Daniel Lavoie 


L’anti-star dans la cage aux rêves 


annonçait un nouveau Daniel 
Lavoie, plus osé, plus techno- 
pop. La mise en scène de ce 
spectacle incorporait des acces- 
soires aussi divers qu’un cha- 
peau haut de forme et un mas- 
que à gaz. 


On voulait que la tournée 
reflète un changement: le pas- 
sage du doux crooner en com- 
plet blanc au new-waver aux 
effets sensationnels. Le but de 
l'exercice semblait être d’exor- 
ciser le côté «chansonnier» de 
l’image de Daniel Lavoie. (Ce 
symbolisme était évident lors- 
que, dans le spectacle «Hôtel 
des rêves», le «nouveau» Lavoie 
venait remplacer un mannequin 
de «l’ancien» Lavoie, assis au 
piano). 


Mais il faut se rendre à l’évi- 
dence: Daniel Lavoie n’est pas 
foncièrement un new-waver 
c'est un crooner! Comme Sina- 
tra dans le temps, comme Brian 
Ferry de Roxy Music aujour- 
d’hui. Et, finalement, c’est dans 
ce genre qu'il excelle, pas dans 
les rythmes électroniques. 


C’est cet heureux retour au 
Daniel Lavoie «balladier 


Tél.: 233-9493 


moderne» qui caractérise son 
nouvel album «Vue sur la mer. 
Sur ce nouveau disque, on a 
l'impression que le chanteur 
nous dit: «Tension Attention», 
c'était pour les autres; «Vue sur 
la mers, c'est pour moi. 


Le Manitobain errant a fina- 
lement trouvé le juste milieu 
entre la ballade lyrique et le 
pop synthétisé des 80. À ce 
niveau, «Vue sur la mer» est 
plus mûr, voire plus sincère, 
que «Tension Attention» ne 
l'était. 


Sérieux? 


Daniel Lavoie n’a maintenant 
qu’à se réconcillier aveclascène. 
«J'ai de la difficulté à être star, 
a-t-il dit dernièrement dans une 
entrevue au téléphone avec 
Ginette Caza à CKSB. Ce n’est 
pas vraiment le métier que 
j'avais prévu. J'ai des amis en 
France qui sont complètement 
stars. Jeanne Mas, par exem- 
ple: avecses costumes, ses trucs, 
ses personnages. Moi, je ne 
suis pas un chanteur à temps 
plein.» 


L'auteur d’Ils s’aiment va 
même un pas plus loin en ajou- 
tant: «Si tout va bien (après Vue 
sur la mer), je ne ferai plus 
d’autres disques. Mon but ultime 
est de devenir compositeur pour 
les autres. On m’a déjà demandé 
des chansons en France et au 
Canada, Ginette Reno entre 
autres. C’est ça que j'aime faire. 
Ça m'’enlève la pression de me 
produire sur scène». 


Daniel Lavoie est-il sérieux, 


LE CERCLE MOLIÈRE 


présente 


Roger Auger 


L ] 
Simon Boivin, Germaine Gosselin- 


Marion, Ronald Séguin. 


ou est-il en train de nourrir sa 
réputation «d’anti-star»? 


Il vient de terminer un deu- 
xième disque en anglais com- 
prenant des chansons de Vue 
sur la mer et de Tension Atten- 
tion. Ce disque, qui sortira en 
janvier 1987, n’a pas été pro- 
duit, selon lui, pour percer sur 
le marché américain. Mais sur- 


tout pour faire connaître l’ar- 
tiste comme compositeur an- 


glais. (Il faut croire qu'il est 
sérieux!) ; 

«Percer aux Etats-Unis, ça me 
fait un peu peur, dit-il. J'aime 
prendre mes vacances là-bas. 
Je vais dans le désert, où tu n’as 


pas envie de te faire déranger». 


Chose certaine, Daniel Lavoie 
souhaiterait le genre de car- 
rière où la vente de disque ne 
dépend pas directement des 
longues tournées. Seuls quel- 
ques musiciens préviligiés, dont 
Donald Fagan et Walter Becker 
de Steely Dan, ont réussi ce 
coup rare. 


l'est plus que probable que 
notre crooner préféré soit obligé 
de «quitter son île» régulière- 
ment pendant quelques années 
encore. 


Daniel TOUGAS 


mise en scene de 


Claude Dorge 


décors et costumes 
Réjean Labrie 
Joan Murphy 


edairages 


Raymond Lemieux 


musique 


Gerard Jean 


Un spectacle pour 


de 


Hélène Massicotte, Pascale Pilote 


Jean Fontaine 


Fin 


0 
da Une presentanion de | 


toute la famille 


du 5 au 19 
décembre 
1986 


20h00 


Dillets en vente 


au guichet du CCFM 


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Dob Huculak Suzanne Charñier 


LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986 9 


> Imperale Lree 


| Daniel 
 TOUGAS 


The Revival. Cette pre- 
mière pièce de la Mani- 
tobaine Sandra Birdsell n’a 
pas le charme et l’humour 
de «Primrose School Dis- 
trict #109», qu’on a pu voir 
au Prairie Theatre Exchange 
au mois d’octobre. 


Mais l'auteure brosse tout de 
même un tableau marquant des 
solitudes qui peuvent coexister 
au sein d’une même famille. 


L'histoire, qui se passe dans 
un petit village dans le sud du 
Manitoba, tourne autour de 
Mika (jouée par Sherry Bie). 
Mika, c'est une mère de famille 


Salle du Centenaire 


410 De Salaberry 
le dimanche — 19h30 


ligne du haut 
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11 numéros 


Empty House 
1 700$ 
39 numéros 


Bonanza 


l 


3 000$ 


d'enseignement. 


anglais. 


qui voit sa vie et sa foi boule- 
versée lorsqu'un ancien béguin, 
un chanteur dans un groupe 
religieux itinérant, revient la 
voir dans son hameau. 


Au sein de cette crise fami- 
liale, un contraste intéressant 
s'établit entre les réactions de 
Mika, la femme mennonite, et 
celles de son mari métis, Mau- 
rice. 


Bien que la pièce sombre 
parfois dans le mélodrame, les 
interprétations demeurent fortes 
et les personnages crédibles. 


(Au Prairie Theatre Exchange 
jusqu’au 7 décembre). 


La Tougâterie: Quelle est 
la plus ancienne troupe de théi- 
tre (francophone ou anglophone) 
au Canada? Et, puisqu'on y est, 
quelle est la troupe de ballet la 
plus ancienne au Canada? 


La troupe de théâtre: Le Cer- 
cle Molière. (Fondé en 1925) 
La troupe de ballet: Le Ballet 
royal de Winnipeg. (Fondé en 
1939). 


à 


«Lorsque le Cercle 
Molière a monté «Je m’en 
vais à Régina» en 1975, 


M Major & Minor 


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Nous acceptons présentement les inscriptions au pro- 
gramme de clavier destiné aux jeunes enfants pour la 
session débutant en janvier 1987. 


e Adapté aux jeunes de 4 à 8 ans. 
e Enseigné dans un environnement de groupe stimulant. 
e La responsable du département a son diplôme 


e L’instruction est disponible soit en français, soit en 


e Le programme du cours est offert en anglais ou en 
français avec des activités particulières qui démon- 


Claude Dorge: «Je ne crois pas que la pièce avait été travaillée 
comme une comédie en 1975. Moi, je la traite comme une pièce 
comique qui devient progressivement sérieuse. On a voulu aussi 
que les rôles des parents soient joués par les mêmes comédiens. 
Laurette Rouillard n’a pas pu recréer le rôle de la mère, mais 
Ronald Séguin jouera le rôle du père.» 


La Liberté, 

le journal de l’année 
de l'Association 

de la presse 
francophone 

hors Québec. 


és. 


photo: Hubert Pantel 


Sherry Bie (Mika) et Lee J. Campbell (Maurice) dans The Revival. 


c'était la première fois 
qu’on voyait nos gens sur 
la scène.» 


«Le sujet, en plus, c'était l’as- 
similation. Ça a soulevé une 
petite controverse dans la com- 
munauté» souligne le metteur 
en scène Claude Dorge. 


C'est cette même pièce de 
Roger Auger que le Cercle 
Molière présentera au public 
manitobain, du 5 au 13 décem- 
bre, à la salle Pauline-Boutal du 
CCFM. 


Claude Dorge, ne plaisante 
pas lorsqu'il parle de la contro- 
verse qu'avait suscité «Je m'en 
vais à Régina» en 75. Le Cercle 
Molière a toute une chemise 
pleine de coupures de jour- 
naux: des ae dans le Free 
Press, des lettres et des édito- 
riaux dans La Liberté. 


«Si Roger Auger écrivait cette 
pièce aujourd’hui, ça serait dif- 
férent. La situation au Mani- 
toba n’est vraiment plus la 
même. En quelque sorte, Roger 
Auger annonçait, à sa façon, la 
fin du fait français au Mani- 
toba. Si on la monte 11 ans plus 
tard, c’est la preuve qu'on est 
encore là!» 


Claude Dorge avait songé 
pendant quelques temps de 
mettre le texte à jour. Mais 
après réflexion, il a décidé de 
monter la pièce telle quelle. 

«Ça peut être fascinant de 
voir cette époque (quand même 
assez récente) recréée sur la 
scène. Les gens vont voir les 


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costumes et ils se diront: c’est 
pas possible qu’on s’habillait 
de même! Des verges et des 
verges de fortrel!» 


Le Cercle Molière s’est donné 
de la peine pour reconstituer 
l’époque dans tous ses détails. 
Vous avez peut-être vu l’an- 
nonce qui paraît dans La Liberté 
depuis quelques semaines: «Le 
Cercle Molière est à la recherche 
des effets suivants: un sac de la 
Librairie Landry portant le logo 
et un sac d’Eaton des années 
70.» 


Eh oui, Claude Dorge pro- 
met que ça sera du vrai Roller 
Derby que les spectateurs enten- 
dront sta télévision du 5 décem- 
bre au 13 décembre! 


Par ailleurs, le Cercle Molière 
a annoncé récemment lors de 
sa réunion annuelle que le défi- 
cit encouru dans les saisons 
passées a été comblé. La troupe 
francophone se joint alors aux 
nombreux groupes artistiques 
de Winnipeg (dont le Mani- 
toba Theatre Centre, l’Orches- 
tre symphonique et le Prairie 
Theatre Exchange) qui fonction- 
nent actuellement dans le noir. 
Cette situation des arts au Mani- 
toba est quasi unique au Canada. 


© 


La semaine dernière, 
vous avez pu lire dans cette 
chronique un article sur 
le nouveau départ musi- 
cal de la chanteuse franco- 
manitobaine, Pierrette 
LaRoche. 


Veuillez noter que son nom 
s'écrit bien LaRoche et non pas 
Laroche comme on le voyait 
écrit dans le texte. 


Et pendant que Pierrette 
LaRoche nous annonçait la dis- 
solution du groupe «Night 
Work», l'annonceur radio-cana- 
dien Pierre Guérin faisait du 
Night Work d’un autre genre. 
Vous avez peut-être vu l’ani- 


trent le folklore des cultures. 


e L’instrument peut être fourni dans votre maison pour 
les sept premières semaines. 


° Le cours sert d'introduction au clavier, au piano et à 
l’orgue. 


mateur de «L’autoroute élec- 
tronique» dans une annonce 
commerciale pour le disque 
«The Power of Love», une com- 
pilation à la K-Tel (qué-taine) 
de chansons du top 40. 
Apparemment, l’annonce est 
beaucoup passée à l’automne 
endant les parties de base- 
Pal et aussi pendant le «Late 
Night» de David Letterman. «J'ai 
travaillé avec les meilleurs!» a 
lancé l'annonceur. En riant. 


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La télévision, comme le jour- 
nalisme, mène à tout! 


10 LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986, 


DECEMBRE 


Winnipeg: ‘‘28 a au Cinéma 3, à 
20h, du 28 novembre au 4 décembre. 


Winnipeg: ‘‘Dreamchild”’ et “Legal 
Eagles”, au Cinéma 3. Dreamchild 
à 19h30, Legal Eagles à 21h15, du 
5 décembre au 11 décembre. 


Saint-Boniface: Kelley Fry, au Foyer 
du Centre culturel franco-manito- 
bain, du 3 au 6 décembre. 


Winnipeg: Le Prairie Theatre Ex- 
change présente «The Revivalh de 
Sandra Birdsell, à 20h, jusqu’au 7 
décembre. 


Winnipeg: le Manitoba Theatre 
Centre (Mainstage) présente «A 
Christmas Carol» de Charles 
PIÉRAOSRR ANNE IRQUAU 20 décem- 
re. 


Winnipeg: «The Persuasive Image: 
Contemporary Posters from the 
People's Republic of China», à la 
galerie 1.1.1. 


Vendredi 28 


Ste-Anne: Soirée d'humour et de 
musique avec Vincent Dureault et 
Gérard Jean, au Centre culturel 
coopératif de Ste-Anne. 


Winnipeg: «Bix: Ain'tNone of Them 
Play Like Him Yet», un film de Bri- 
gitte Berman, à 20h, au Cinéma 
Main. 


Saint-Boniface: Marc Fredette et 
ensemble, au Foyer du Centre cul- 
turel franco-manitobain. 


Samedi 29 


Winnipeg: «Bix: Ain't None of Them 
Play Like Him Yet», un film de Bri- 
gitte Berman, à 20h, au Cinéma 
Main. 


Winnipeg: l'Orchestre symphoni- 
que de V'AAIRee présente «Sea- 
gram Pops #3», à la salle du cente- 
naire, à 20h. 


Saint-Boniface: Marc Fredette et 
ensemble, au Foyer du Centre cul- 
turel franco-manitobain. 


Saint-Boniface: Jazz de Ken Gold, 
au Foyer du Centre culturel franco- 
manitobain, de 15h à 18h. 


Saint-Léon: Soirée de saynètes, de 
chansons et de musique, genre 
vin-fromage, organisée par le co- 
mité culturel de Saint-Léon au pro- 
fit du projet “Livre historique des 
écoles de Saint-Léon’’, au Centre 
récréatif, à 20h. 


Saint-Joseph: Partie de cartes orga- 
nisée à l’occasion de la Sainte- 
Cathérine à la salle Saint-Martin à 
20h. (Marie Sarrasin: 737-2355). 


Saint-Boniface: Assemblée annuelle 
du Conseil jeunesse provincial, à 
9h, à l’école du Précieux-Sang. 


Ste-Anne: Soirée d'humour et de 
musique avec Vincent Dureault et 
Gérard Jean, au Centre culturel 
coopératif de Ste-Anne. 


Dimanche 30 


Laurier: Bazar organisé par le club 
d'âge d’or Nouveaux Horizons de 
14h à 16h dans leur nouveau centre. 


Saint-Boniface: ‘‘Soirée du bon 
vieux temps”, au Foyer du Centre 
culturel franco-manitobain, à 19h. 


LE CALENDRIER PROVINCIAL 


Winnipeg: l'Orchestre symphoni- 
que de Winnipeg présente «Family 
Pops #3», à là salle du centenaire, à 
14h. 


Lundi 1er 


Saint-Jean-Baptiste: Assemblée an- 
nuelle de la Caisse populaire à 20h 
à la salle du centenaire. 


Mardi 2 


Saint-Boniface: La Muse gueule 
présente «La soirée du bon jeune 
temps», au foyer du Centre cultu- 
rel franco-manitobain. 


Mercredi 3 


Sainte-Anne-des-Chênes: Assem- 
blée annuelle de la Caisse popu- 
laire à 20h au centre culturel. 


Saint-Boniface: Vernissage de l’ex- 
position de Marcel Debreuil, à 
20h, au Centre culturel franco- 
manitobain, jusqu’au 3 janvier. 


Winnipeg: Le Théâtre Warehouse 
présente «We Can't Pay. We Won'’t 
Pay», de Dario Fo, à 20h, jusqu’au 
20 décembre. 


Vendredi 5 


Winnipeg: L'Orchestre symphoni- 
que de Winnipeg présente «Musi- 
cally Speaking #3, à la salle du cen- 
tenaire, à 20h. 


Saint-Boniface: Le Cercle Molière 
présente «Je m'en vas à Régina» de 
Roger Auger, à 20h, jusqu’au 13 
décembre. 


Winnipeg: L'Orchestre symphoni- 

ue de DnNIESS présente «Han- 
dal Messiah», à la salle du cente- 
naire, à 20h. 


Winnipeg: «Crime Wave», un film 
de John Paizs, à 20h, au Cinéma 
Main. 


Saint-Boniface: Activités de Noël 
pour les enfants de 6 à 14 ans au 
sous-sol de la bibliothèque muni- 
cipale de Saint-Boniface, à 10h30 
— décoration de l’arbre de Noël, à 
15h — une heure de bricolage. 
(Les inscriptions sont limitées). 


Dimanche 7 


Saint-Boniface: La chorale des Intré- 
pides présente un concert de chan- 
sons de Noël, à la Cathédrale de 
Saint-Boniface, à 20h. 


Holland: Le 5e gala de Noël de la 
Tiger Hills Arts Association, expo- 
sition à 16h30, souper à 17h30 et 
vente aux enchères en soirée, bil- 
lets à l'avance seulement. (L’'Asso- 
ciation Tiger Hills: 526-2063 ou 
526-2701). 


Winnipeg: Repas à la fortune du 
pot (pot luck) organisé par le comité 
culturel de Winnipeg, à 16h30, à la 
salle Geurtin, 600, av. Bannatyne, 
entrée rue Furby. (774-5863). 


Ste-Anne: Défilé de modes, au 
Centre culturel coopératif de Ste- 
Anne. 


Mardi 9 


Lorette: Messe à 18h suivie d’un 
souper pot luck à la salle parois- 
siale pour les membres de la Ligue 
féminine catholique et leurs con- 
joints. 


LE CLUB LAVERENDRYE 


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Cette semaine avec 


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Arrêtez de vous casser la tête! 
La Liberté vous offre la solution en page 11 


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+ 


| LA { 
En éditorial: 


, + Lucien CHAPUT fustige la SFM (p. 3) 


camera enr | © Bernard BOCQUEL tance Howard Pawley (p. 2) 


La série continue en 7 


de cadeau 


Méfiez-vous de certains 
jouets de Noël ....….; 


Vous avez un tas de belles choses en 


commun avec vos parents, VOS amis, 
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Car ils penseront à vous chaque vendredi! 


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sations!) chaque semaine, il suffit tout simplement de rem- 
plir le coupon ci-dessous. 


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ville rue code postal 


Ci-joint un chèque (ou un mandat-poste) de 21$ au nom de: 
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ATTENTION! 


Pour 3$ de plus, nous envoyons une lettre à la personne pour lui laisser 
savoir à qui elle doit son cadeaul 


Bien sûr, si vous tenez à faire plaisir à plus d'une personne, voici un 
deuxième coupon. Les règles du jeu établies ci-dessus restent le mêmes. 


prénom 


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La Liberté, le journal de l'année de l'APFHQ 


1’: : LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986 


11 


_ 


LE PAIEMENT ANTICIPE DU CREDIT 
D'IMPOT POUR ENFANTS 


756 000 familles en 
bénéficieront 
en novembre 


Le gouvernement du Canada 


fera parvenir automatique- 


ment aux parents 
qui bénéficient d'un 
crédit d'impôt pour 
enfants un paiement 
anticipé dès le mois 
de novembre de cette 
année. 


Ce paiement anticipe a pour but de 
venir en aide aux familles à revenu 
modeste afin qu'elles renoncent 
aux services des escompteurs 
d'impôt pour obtenir leurs 
chèques de crédit d'impôt. 
Ainsi, les parents 
e DONT LE REVENU 
FAMILIAL EN 1985 
ÉTAIT INFÉRIEUR 
A 15000$ 
e QUE ONT UN 
OÙ PLUSIEURS ENFANTS 
AGES DE MOINS DE T8 ANS 
AU 31 DECEMBRE 1986 
e QUI ONT RECU UN CRÉDIT D'IMPÔT 
POUR ENFANTS EX 1985 


pourront recevoir, pour chaque enfant, 

un paiement anticipe du crédit d'impôt 

d'un montant de 300 $ correspondant, pour 
1986, aux 2/3 environ du crédit maximal 
d'impôt de 454$. En 1985, le crédit maximal 
était de 384$ par enfant. 

Pour obtenir le solde du crédit d'impôt pour 
enfants, les parents devront remplir l'annexe 
appropriée dans le rapport d'impôt 1980. 
Les parents qui reçoivent des allocations 
familiales mais qui ne sont pas admissibles 
au paiement anticipé d'impôt, selon les 


criteres énumérés plus haut, peuvent toutefois 


bénéficier du crédit d'impôt pour enfants 
en remplissant leur déclaration d'impôt 1986. 


Canadä I* 


12 LA LIBÉRTÉ, la semaine du 2B novembre au 4 décembre 1986 ‘ 


N'oubliez pas 

de consulter le dépliant 

qui accompagnera votre chèque 
d'allocation familiale émis à la fin 
de novembre, 


Pour de plus amples renseignements, 
veuillez communiquer avec le bureau de 
district d'impôt le plus près de chez vous. 


Le paiement anticipé 
du crédit d'impôt 
pour enfants : 

quelle bonne idée! 


Revenu Canada Impôt Revenue Canada Taxation 
Santé et Bien-être social Health and Welfare 
Canada Canada 


Et si les Royals jouaient pour la HTHL? 


Jos Parent (à droite). Baptiste et Lorette se valent... 


———Les vieilles angoisses -— 


Jouera-t-il à Sainte- 
Agathe? Ou à Saint- 
Pierre-Jolys? A l'heure 
où La Liberté allait sous 
presse, Charlies Edwards 
était encore indécis. 


Capitaine des Knights de 
Sainte-Agathe l'an dernier, 
meilleur défenseur de la RRVI 
en 1985-86, il n'y a pas de 
doute que le résidant de Niver- 
ville serait chez lui à Sainte- 
Agathe, qui compte déjà sur 
les mêmes joueurs que l'an 
dernier. 


Mais, et il y a toujours un 
mais, il faut se souvenir que 
Charlies Edwards a déjà joué 
dans la Ligue Hanover-Taché. 
D'abord avec les Canadiens de 
Saint-Pierre. Et avec les Clip- 


La Broquerie — La Chambre 
de commerce de La Broquerie 
lance son concours annuel de 
décoration des maisons. 


Plusieurs juges circuleront 
dans le village à la veille de 
Noël et récompenseront les 
particuliers qui auront égayé 
les abords de leur demeure 
avec imagination et originalité. 


Comme pour le concours d'ern- 
bellissement durant l'été, les 
gagnants recevront 50$ et une 
plaque de félicitation pour le 
premier prix, une plaque pour 
le second prix. 


La Division scolaire 
de Saint-Boniface n° 4 
recherche un(e) 


suppléant(e) 
à plein temps (1.0) 


pour enseigner Français 9 et 
10® années, et Histoire 11€ 
année, au Collège Louis-Riel. 
L'enseignant(e) devra participer 
aux activités parascolaires et 
adhérer à la philosophie de 
l'école française. 


Date d'entrée en fonction: immé- 
diatement. 


Les intéressé(e)s doivent s’adres- 
ser à: 


Monsieur Roger Druwe 
Directeur 
St] DJCoiiège Louis-Riel 


ED 585, rue St-Jean-Baptiste 
Sinnpes (Manitoba) 


R2H 2Y2 
Tél.: 237-8927 


Charlie Edwards. Le meilleur 
défenseur en 85-86. 

pers de Niverville par la suite. 
Pour aboutir à Sainte- -Agathe ” 
en 1984, après avoir joué pour 
les Saints de Saint-Boniface, 
les Bisons de l'Université du 
Manitoba et les Huskies de 
Steinbach. 

Comme Niverville n'a plus 
d'équipe dans la Ligue Hanover- 
Taché, Charlie Edwards peut 
jouer pour Saint-Pierre-Jolys. 
C'est vrai qu'il est plus attra- 
yant de jouer pour une équipe 
qui a une bonne chance de 
gagner (Saint-Pierre) qu'une 


Jos Parent se sent très 
à l’aise derrière le banc 
des Royals de Saint-Jean- 
Baptiste. L'entraîneur de 
l'année de la Ligue Han- 
over-Taché en 1985-86 
a retrouvé dans le Red 
River Valley Internatio- 
nalle même type d'équipe 
qu'il dirigeait à Lorette 
l'an dernier. 


«Les Royals, c'est le même 
genre d'équipe que j'avais à 
Lorette affirme Jos Parent. 
J'avais des bons jeunes joueurs 
à Lorette, et j'ai le même genre 
de joueurs à Baptiste. Le désir 
de jouer est vraiment là.» 


Peut-on comparer le niveau 
de jeu entre les deux ligues? 
«Si les Royals jouaient dans la 
Ligue Hanover-Taché, on ne 


équipe qui n'avait aucune 
chance de gagner (Wiverville)! 


Enfin, comme le concède 
Charlie Edwards, le fait qu'il ya 
plus d'équipes dans la Ligue 
Hanover-Taché rend cette ligue 
plus allèchante.«Dansla RRVI, 
explique-t-il, il se pourrait qu'on 
joue contre quatre équipes 
seulement. Tu joues tellement 
souvent contre les mêmes équi- 
pes que tu commences à trop 
connaître les joueurs. Tu ne 
veux pas les connaître à un 
point où tu veux t'asseoir avec 
eux et prendre un café! Une 
situation comme ça peut nuire 
à ton jeu.» 


On saura très bientôt si Char- 
lie Edwards sera un Canadien 
ou un Knight en 85-87. En 
attendant, observez de très près 
les gérants des deux équipes 
durant la fin de semaine. Si 
Rhéal Lemoine de Sainte-Agathe 
affiche un plus gros sourire 
qu'Henri Bérard de Saint-Pierre- 
Jolys, Charlie sera un Knight. 
Et vice versa. Evidemment! 


Lucien CHAPUT 


___Saint-Claude 


a embarqué 


«Les meilleures équipes 
de chaqueligue devraient 
être au même niveau, sug- 
gère Wayne Bower, pré- 
sident de la Ligue South 


La Division scolaire 
de Saint-Boniface no 4 
recherche des 


enseignant(e)s 
A 


pour faire de la suppléance à 
tous les niveaux dans les écoles 
françaises et d'immersion. 


On demande aussi des sup- 
pléants en musique, éducation 
physique, harmonie, guitare, 
etc. 


S'il vous plaît faire parvenir votre 
curriculum vitae à: 


Germaine Gosselin-Marion 
Secrétaire administrative 
Division scolaire de 
Saint-Boniface 


50, chemin Monterey +] D) 


RATES (Manitoba) DD) 


Central Intermediate. (*) 


La Ligue South Central Inter- 
mediate? Eh oui, la Pembina 
Hills Intermediate et la Central 
Plains Intermediate se sont 
mariées. Et les deux ont changé 
leur nom. 


SOUTH CENTRAL 
INTERMEDIATE 


Neuf équipes disputeront 24 
matchs durant la saison. Les 
premiers matchs ontcommencé 
le 14 novembre. Dès la semaine 
prochaine, La Liberté vousinfor- 
mera en détail sur le hockey 
dans La Montagne. 


Les neuf équipes sont: Glad- 
stone, Somerset, Bruxelles, 
MacGregor, Saint-Claude, Hol- 
land, Oakville, Mariapolis et 
Notre-Dame-de-Lourdes. 


(*) L'exécutif est formé de: Wayne 
Bower de Mariapolis (président), 
Larry Michaels de Holland (vice- 
président), Reid Kelner de Swan 
Lake (secrétaire-trésorier), Léo 
Delaquis de Somerset (statisticien) 
et Harry Nichol de Bagot {arbitre 
en chef). 


LA AHBERTÉ, la semaine du 28 noyembre au 4 décembre 1986 


serait pas les derniers, lance le 
résidant de Morris. On serait 
au milieu du paquet.» 


D'ailleurs, les Royals ont joué 
trois matchs hors concours 
contre des équipes de la Han- 
over-Taché. Le compte final: 
un match de gagné contre 
Lorette (7 7 à 8), un match nul 
contre Sainte-Anne (4 à 4) et 
un match perdu contre Saint- 
Malo (72 à 3). 


«Si Lorette et Saint-Jean 
jouaient dans la même ligue, 
les deux équipes seraient pas 
malégales, poursuit Jos Parent. 
La seule affaire, c'est qu'à 
Lorette, j'avais le meilleur gar- 
dien de but de la ligue en 1985- 
86. Et à Baptiste, pour l'instant 


mon meilleur gardien de but 
est blessé.» 


Autres différences entre les 
ligues? «ll va y avoir un peu 
plus de rivalité dans la RRVI. Tu 
joues les mêmes équipes plus 
souvent. Des fois, ça peut créer 
de petites rancunes. Mais ça 
ne devrait pas nous nuire.» 


«Les jeunes ont une bonne 
attitude, conclut Jos Parent. Et 
il y a vraiment un bon follo- 
wing. Le monde de Baptiste est 
vraiment pour l'équipe senior 
du village. Avec les bonnes 
crowds, ça pourrait nous don- 
ner une couple de victoires en 
plus.» 


Lucien CHAPUT 


De l’action 
en masse! 


«La saison commence 
trop tard, affirme Rhéal 
Lemoine, gérant des 
Knights de Sainte-Agathe. 
Lesautresligues ont com- 
mencé au début du mois 
de novembre». 


Voilà ce qui explique la réu- 
nion d'urgence convoquée par 
l'exécutif de l'équipe cham- 
pionne de la RRVI en 1985-86 
la semaine dernière. Lorsqu'il 
n'y a eu qu'une poignée de 


HANOVER-TACHE 


La deuxième semaine 


Mercredi 19 
Saint-Malo 11, La Broquerie 5 
Jeudi 20 
Grunthal 9, Saint-Pierre 6 
Vendredi 21 
Landmark 1, Saint-Malo 5 

Samedi 22 

:_ Lorette 4, Mitchell 8 
Sainte-Anne 13, [le-des-Chênes 2 
Dimanche 23 


La Broquerie 3, Steinbach 7 
Mardi 25 


Lorette 2, Steinbach 4 
Saint-Malo 2, Mitchell 3 
La Broquerie 3, Grunthal 4 
Saint-Pierre 1, Ste-Anne 9 


joueurs qui assistent aux pra- 
tiques, on s'inquiète. 


On s'est inquiété pour rien, 
cette fois. Puisqu'à une semaine 
du début de la saison, l'équipe 
de Sainte-Agathe se porte dan- 
gereusement bien. 


RED RIVER VALLEY 
INTERNATIONAL 


Sauf pour John Duncan qui 
patine en Angleterre cette 
année, et l'indécis Charlies 
Edwards, ce sera le mêmeteam 
que l'an dernier, avec quelques 
petites modifications. 


Bill Langdon (Sainte-Agathe 
en 84-85, Saint-Jean-Baptiste 
en 85-86) est revenu à Sainte- 
Agathe. Larry Skoleski, qui a 
assisté au campd'entraînement 
des Jets, lacera ses patins à 
Sainte-Agathe cet hiver. 


Ajoutons les recrues sui- 
vantes: Steve Lagassé de Saint- 
Adolphe, Russ Dickason de La 
Salle/Saint-Adolphe et Claude 
Vauriot, un gardien de but de 
La Salle. 


Force nous est de conclure 
que le premier match Sainte- 
Agathe/Saint-Jean-Baptiste. 
(Le «Battle Royal!» lance Rhéal 
Lemoine)qui aura lieu à Sainte- 
Agathe le dimanche 7 décem- 
bre promet encore plus d'ac- 
tion que ceux de l'an dernier. 


L.C. 


SALON MORTUAIRE 


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E.]. Coutu, président 
L.P. Coutu 


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13. 


On voulait de l’ordre. 
On est en route vers le 
désordre. Voilà où en sont 
arrivées les bonnes inten- 
tions de la Ligue Natio- 
nale à l’égard de la vio- 
lence. John Ziegler et la 
gang, réveillez-vous! Votre 
plan d’action fait fausse 
route. 

Le plan d'action de l’admi- 
nistration de la LNH avait un 
objectif noble. Il fallait élimi- 
ner les bagarres et les ‘goons’. 
Et il fallait sévir pour les bâtons 
élevés. En parties hors-concours, 
on a mis à l’épreuve de nou- 
veaux règlements. Ils ont été 
adoptés pour la saison régu- 
lière. 


André 
BRIN 


VOL 86-87 


En réalité, il n’y a qu’un nou- 
veau règlement. L'instigateur 
d’une bagarre recevra une puni- 
tion mineure de plus. Mais l’ad- 
ministration demandait en plus 
aux arbitres de sévir plus sou- 
vent pour le bâton élevé. Parlez- 


LA FÉDÉRATION DES AINÉS 
FRANCO-MANITOBAINS INC. 


est à la recherche d’un(e) 


COORDONNATEUR(TRICE) 


à temps partiel 


Si vous avez un intérêt particulier vis-à-vis les aînés, si vous 
savez organiser, si vous connaissez la dactylographie, et 
vous avez un horaire flexible, ce poste pourrait vous 
intéresser. 


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Les candidat (e)s intéressé (e)s sont prié (e) s de faire parvenir 
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Santé et Bien-être social Canada 
Direction des services médicaux 
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La région du Manitoba offre des services de santé complets aux 
autochtones des collectivités isolées du Nord du Manitoba. 


Les infirmiers et infirmières de la santé publique assurent des 
services de santé de base, notamment des services de soins 
infirmiers d'urgence et de santécommunautaire, dans 18 postes 
de soins infirmiers et 5 postes de santé de 23 collectivités du 
Nord du Manitoba. Des emplois à plein temps et des emplois de 
surnuméraire sont actuellement vacants et peuvent être occupés 
immédiatement par des infirmiers ou infirmières inscrits qui ont 
un baccalauréat en soins infirmiers ou de l'expérience dans ce 
domaine. Les demandes de candidats possédent les qualités 
requises seront conservées et serviront à doter les futurs postes 
vacants. La connaissance de l'anglais est essentielle. Le salaire 
annuel de base s'échelonne de 26 410$ à 36 633$, plus les 
allocutions et avantages additionnels. Relever le défi d'être un 
professionnel de la santé chez les autochtones du Canada, c'est 
faire un premier pas dans une carrière exaltante et gratifiante. 


On peut obtenir de plus amples renseignements sur ces postes 
en téléphonant à R. Dozois, au (204) 949-2447 (frais virés). 


Faites parvenir votre demande ou votre curriculum vitae à: 


W. Suarez 

Chef, gestion du personnel 

Santé et Bien-être social Canada 

303, rue Main, pièce 101 

Winnipeg (Manitoba) 

R3C 3G7 

Téléphone: (204) 949-8092 (anglais) 
(204) 949-2447 (français) 


Veuillez présenter votre demande avant le 15 janvier 1987. 


Les renseignements personnels fournis sont protégés en vertu 
de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Ils 
seront versés à la banque de données sur le personnel NWH/P- 
SE-902. 


Information is available in English by contacting the above- 
mentioned person. 


Canada 


14: 


moi de confiance! On demande 
aux arbitres de ne plus laisser 
passer des punitions. Autant 
dire que l’an dernier, les arbi- 
tres ne se servaient pas tou- 
jours du règlement! 


En tout cas, ce qui estévident 
tôt dans la saison, c’est que le 
plan d’action ne fonctionne pas. 
Les arbitres se protègent avec 
les punitions aux instigateurs. 
Les deux batailleurs finissent 
pas avoir sept minutes dans le 
cachot. Mais il y a autant de 
batailles qu'auparavant. 


Jusqu'à présent, les incidents 
de bâtons élevés ne sont pas 
trop fréquents. Mais attendez 
un peu. Ça ne va pas tarder. Les 
arbitres ont retrouvé leur forme 
de l’an dernier et avalent leur 
sifflet, sauf dans les cas les plus 
évidents. 


Ce qu’il faut dans tout ce 
désordre, c’est une main ferme. 
Et John Siegler n’est pas celui 
qui aidera à rectifier la situa- 
tion. Pour le moment, l’admi- 
nistration a peur de prendre 
ses responsabilités. 


Faire peur 
aux joueurs 


Alors qu’il suffirait d'imposer 
des suspensions pour certaines 
infractions sur une charte! La 
Ligue Nationale rendrait alors 
la tâche bien plus facile aux 
arbitres. Car se sont les suspen- 
sions qui font peur aux joueurs. 


Par exemple, aussitôt qu’un 
joueur recevrait une punition 
de cinq minutes, il serait expulsé 
du match. Si c’est une punition 
pour action dangereuse, il serait 
suspendu pour le prochain 
match aussi. 


Ensuite, les suspensions dé- 
pendraient de ses actions pas- 
sées. Si un joueur recevait des 
suspensions équivalent, par 


Transport 
Canada 


Airports 


Voilà comment éliminer la violence 


L’arbitre aurait-il dû d’intervenir? 


exemple, à dix matchs, sa pro- 
chaine majeure lui vaudrait cinq 
matchs de suspension. 


Une équipe qui participe à 
une bagarre générale devrait 
perdre deux points au classe- 
ment. L'équipe qui quitte le 
banc en premier devrait perdre 
un autre point. Les équipes ne 
comprendront jamais avec des 
amendes. Des points au clas- 
sement, ça fait mal! 


La Ligue Nationale veut ban- 
nir du jeu ces fameux ‘goons’. 
Pas de problème. Réduisez le 
nombre de joueurs qu’une 
équipe peut garder. Plus de 
place pour Îles Nilans, les 
McRaes, les Hunters du circuit. 


Tout ce qu’il faut, c’est un 
peu de bonne volonté. Moi, je 
suis convaincu que la Ligue 
Nationale ne veut pas se com- 
permettre. La violence, ce n’est 
pas essentiel au hockey. 


© 


5 sur 5: Si on vérifie les sta- 
tistiques, ce sont les Canadiens 
de Montréal (Champions de la 
Coupe Stanley) qui obtiennent 
en moyenne le plus de puni- 
tions par match. En voilà toute 
une tradition. 


Transports 
Canada 


Groupe de gestion 


Authority Group des aéroports 
APPEL D'OFFRES 


LES SOUMISSIONS CACHETÉES portant sur le projet ci-dessous 
seront reçues jusqu'à 14h, le jour de la date limite. Les soumis- 
sions devront porter le titre et le numéro du projet et être 
envoyées au surintendant régional, Gestion du matériel, 333, 
rue Main, 15e étage, C.P. 8550, Winnipeg (Manitoba) R3C OP6. 
On peut se procurer les documents de soumission en s'adressant 


à l'adresse ci-dessus. 


PROJET: 2352-85-102 
DOSSIER: N-4576 


CONSTRUCTION D'UN LOGEMENT DE TROIS CHAM- 
BRES POUR EMPLOYÉS, AVEC GARAGE, À BAKER LAKE 
(TERRITOIRE DU NORD-OUEST) 


Date limite: le 1’ décembre 1986, à 14h, heure locale 


Dépôt: 25$ 


Les documents de soumissions peuvent être consultés auprès 
des Associations de constructeurs de Winnipeg (Manitoba), 
Edmonton (Alberta) et Yellowknife (T.N.-0O.) 


INSTRUCTIONS 


La dépôt à l'égard des plans et devis doit l'être sous forme de 
chèque bancaire payable à l'ordre du Receveur général du 
Canada. Ce.dépôt sera remboursé sur remise des documents en 
bon état dans le mois suivant l'ouverture des soumissions. 


Chaque soumission doit être présentée sur les formules fournies 
par le Ministère et être accompagnée du dépôt de garantie indi- 
qué dans les documents de soumission. 


Pour tout renseignement d'ordre technique: composer le (204) 


949-6023. 


Pour tout renseignement concernant l'appel d'offres: composer 


le (204) 949-4329, 


Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune 


des soumissions. 


Canada 


LALIBERTÉ, la semaine du 28 novémbre au 4 décembre 1986: : 


Les équipes à l’autre bout 
sont les équipes au sommet du 
circuit. Soit: Pittsburg, Winni- 
peg et Edmonton. 


Quelques noms qui sont sou- 
vent dans les discussions de 
transactions entre gérants: Tom 
Barasso (Buffalo), James Patrick 
(Rangers), Bob Froese (Philadel- 
phie), Curt Fraser (Chicago), 
Bob Carpenter (Washington), 
Mike Kruskelnyski (Edmonton) 
et Michel Goulet (Québec). De 
grosses transactions s'annoncent. 


., 


La dernière fois que j'ai véri- 
fié, c'était Brian Mullen qui 
avait le plus grand nombre de 
tirs au filet: 61. Si les poteaux 
comptaient comme des tirs, il 
serait rendu à 100. 


Il y a quelques mois, tous les 
dépisteurs disaient que Pierre 
Turgeon, le pet frère de Syl- 
vain, serait le premier joueur 
choisi au repêchage amateur 
de l’an prochain. Maintenant, 
il ne fait plus l’unanimité. L’ai- 
lier Brendan Shanahan des 
Knights de London est le pre- 
mier sur plusieurs listes. 


VITE LU VITE SU 


Province — Les chiffres 
publiés par la Société cana- 
dienne d'hypothèques et de 
logement (SCHL) indiquent 
que les mises en chantier du 
troisième trimestre pour toutes 
les régions du Manitoba s'élè- 
vent à 2 478 unités. 


Ceci représente une hausse 
de 22,7 pour cent par rapport 
au même trimestre l'an der- 
nier. Ce résultat représente le 
plus haut taux de mises en 
chantier trimestriel depuis le 
second trimestre de 1978. 


Au cours du troisième tri- 
mestre, l'activité domiciliaire a 
atteint un taux annuel désaison- 
nalisé de 9 000 logements. 
Pour le sixièmetrimestre consé- 
cutif, le taux des mises en chan- 
tier du Manitoba a dépassé le 
taux annuel désaissonnalisé de 
6 000 logements. 


Vigueur 


Au Canada, les mises en chan- 
tier du troisième trimestre ont 
atteint un taux désaisonnalisé 
de 219 000 logements compa- 
rativement à 199 000 au 
deuxième trimestre. 


Depuis janvier 1986, la 
hausse des mises en chantier 
au Manitoba a atteint 28,6 pour 
cent pour un total de 6 106 uni- 
tés. La SCHL a révisé une fois 
de plus ses prévisions pour les 
mises en chantier de 1986 en 
raison de la vigueur de la 
construction domiciliaire. On 
s'attend maintenant à ce que 
les mises en chantier pour 1986 
se situent à près de 8 000 uni- 
tés. 


Nécrologies 


Olive Fillion 
(née Dumontier) 


Après un séjour de trois mois à l'hôpital 
de Morris, Mme Olive Fillion rendit paisi- 
blement son âme à Dieu, le 9 novembre 
1986, à l’âge de 82 ans 


Elle laisse dans le deuil son époux Antoine, 
sept garçons et une fille; Roland et Cécile, 
Antonin et Florence, tous de St-Jean- 
Baptiste; Roger de Saint-Boniface; Roméo 
et Annette de Técumseh en Ontario: 
Donat et Shirley de Belle River en Ontario; 
Paul-Emile et Monique de Maidstone en 
Ontario; Rose-Alice et son époux Roger 
Malo de Windsor en Ontario; Olivier et 
Laurette de Saint-Norbert, 30 petits- 
enfants et 26 arrière-petits-enfants, deux 
soeurs, Marianne Adam de Técumseh en 
Ontario, Pauline Parent (Jean-Louis) de 
Saint-Boniface, un frère Antonio Dumon- 
tier (Marie-Louise) de Emeryville en 
Ontario. Elle fut précédée par une soeur 
Yvonne L'Heureux en 1986. 


La messe de la Résurrection fut célébrée 
le jeudi 13 novembre en l'église de St- 
Jean-Baptiste par le curé de la paroisse, 
le R.P. Gérard Lévesque assisté du R.P. 
Louis Morin, curé de Saint-Joseph. Les 
petits-enfants de la défunte rendirent un 
dernier hommage à leur grand'mère bien- 
aimée en assumant les fonctions de 
servants et servantes à l'autel, de lectrices 
et de porteurs. Mme Irène Bruneau, 
Antoinette Marion et Annette Sabourin 
firent la quête. 


L'inhumation se fit au cimetière paroissiale 
sous la directioin de la maison funéraire 
Wiebe de Morris. 


Sincères remerciements aux pères Léves- 
que et Morin, à Soeur Agathe Dorge, 
organiste, à la chorale, aux parents et 
amis qui sont venus en très grand nom- 
bre témoigner leur affection pour la 
défunte et leur sympathie à la famille 
éprouvée. 


Merci au personnel des hôpitaux et aux 
médecins pour les bons soins donnés à 
notre chère disparue. 


Merci à la Ligue des femmes catholiques 
ainsi qu'aux dames de la paroisse pour la 
préparation du succulent goûter après 
les funérailles. 


Merci à tous ceux qui, d’une manière ou 
d'une autre, ont offert leur aide et soutien 
lors du décès de Mme Olive Fillion. 


AVIS AUX CREANCIERS | 


EN CE QUICONCERNE la suc-, 
cession de feue ALEXANDRINE 
GREGOIRE, du village de Saint- 
Jean-Baptiste, au Manitoba, 
décédée. 


Toutes réclamations contre la 
succession ci-haut mentionnée 
devront être déposées au casier 
postal 175, Saint-Jean-Baptiste, 
Manitoba, le ou avant le 22 décem- 
bre 1986. 


Daté à Saint-Jean-Bapiste au 
Manitoba en ce 19e jour du mois 
de novembre 1986. 


LAURENT GREGOIRE 
et CELIMA BRUNEAU 
h exécuteurs 
J 
AVIS AUX CREANCIERS 
EN CE QUI CONCERNE la suc- 
cession de feue MARIE FRAN- 
ÇOISE EUGENIE ALLEC, du vil- 


lage de St-Claude, au Manitoba, 
veuve, décédée. 


Toutes réclamations contre la 
succession ci-haut mentionnée 
devront être déposées à l'étude 
des soussignés, au 200-170, rue 
Marion, Winnipeg (Manitoba) 
R2H OT4, le ou avant le 2 janvier 
1987. 


DATE à Winnipeg, au Manitoba, 

ce 24e jour du mois de novembre 
1986. 

MARCOUX BETOURNAY 

LA BOSSIERE 


Procureurs de la succession. | 


AVIS AUX CREANCIERS 
EN CE QUI CONCERNE la suc- 
cession de feue ANDREE ALIX 
GALLIOT, de la ville de Winnipeg, 
au Manitoba, institutrice à la 
retraite. 


Toutes réclamations contre la 
succession ci-haut mentionnée 
devront être déposées à l'étude 
des soussignés, au 201-185, boul. 
Provencher, Winnipeg (Manitoba) 
R2H 3B4, le ou avant le 8e jour de 
janvier 1987. 


DATE à Winnipeg, au Manitoba, 
ce 20e jour de novembre 1986. 


TEFFAINE, TEILLET 
& BENNETT 


Procureurs de la succession. 


Jean-Marie Boulet 


Paisiblement à sa résidence s’est éteint 
Jean-Marie, âgé de 50 ans. Il est né à 
Dunrea le 2 décembre 1936. Il laisse dans 
le deuil ses deux enfants: Roger et Thé- 
rèse, son père Albert, cinq soeurset deux 
frères. 


Il fut précédé par sa mère le 16 juillet 
1966. 


La messe de la Résurrection a eu lieu le 12 
novembre en l'église du Précieux-Sang. 
Le célébrant fut le père Aurèle Lemoine. 


Remerciements 


La famille remercie sincèrement les 
parents et amis pour leurs marques de 
sympathie, offrandes de messes, cartes 
et assistance aux funérailles. 


Albert Boulet et famille 


ASS 


Yvonne Armande Gagné 
(née Sabourin) 


Le mercredi 19 novembre 1986 à l'hôpital 
de Saint-Boniface est décédée à l’âge de 
79 ans, Yvonne Gagné épouse bien- 
aimée de feu Joseph Pierre de Saint- 
Georges. 


Son époux l’a précédé le 20 janvier 1975, 
son fils Marcel le 27 janvier 1975, une 
petite-fille Guylaine le 17 novembre 1973, 
deux frères, Ovide et Hildège et une 
soeur, Eva. 


Outre sa compagne Victoria Charney, 
elle laisse dans le deuil trois fils, Roger et 
Hélène de Saint-Norbert, l'abbé Paul, 
curé de la paroisse de l'Enfant-Jésus, 
Richer, Antoine et Patricia de Saint- 
Boniface, trois filles et leurs époux, 
Lorraine et Joseph Guétré de Ardrossan, 
Alberta, Diane et Fred Anderson de Pine 
Falls, Evelyne et Denis Gautron de Saint- 
Boniface et sa bru Monique (Mme Max 
Armstrong) de Winnipeg, vingt-huit petits 
enfants, sept arrière-petits-enfants, une 
soeur, Annette Glenn de Winnipeg, deux 
belles-soeurs, Olive Sabourin de Winnipeg 
et Germaine Sabourin de Saint-Pierre, un 
beau-frère, Joseph Robidoux de Phoe- 
nix. 


Son amour pour la musique laisse de 
doux souvenirs pour sa famille et de 
nombreux enfants. 


Les prières ont été récitées à 20h le ven- 
dredi 21 novembre au Salon mortuaire 
Desjardins, 357 Des Meurons. Le service 
aété concélébré le samedi 22 novembre à 
10h30 en l'église Saint-Georges avec Son 
Exc. Mgr Antoine Hacault Archévêque 
de Saint-Boniface présidant à la célébra- 
tion et assisté par l'abbé Jean-Paul Gagné, 
le Père Hilaire Gagné, o.m.i., l'abbé Pierre 
Gagné, l'abbé Albert Fréchette et l'abbé 
Réjean Bélanger. Visionnement à comp 

ser de 10h. L'inhumation a suivi au cime- 
tière paroissiale. 


Les porteurs furent ses six petits-fils, Gil 
bert Gagné, André Gagné, Robert Gué 
tré, Michel Gagné, Joël Gagné et Jean 
Paul Gagné. 


Pour les amis qui le désirent un don à une 
charité de leur choix serait apprécié de la 
part de la famille. 

La famille désire remercier le personnel 
de l'hôpital Pine Falls et de l'hôpital Saint 
Boniface Salle 4A pour leurs tendresses 
et leurs soins. 


La direction des funérailles de Yvonne 
Gagné a été confiée au Salon mortuaire 
Desjardins, 233-4949. 


«Vivez tout simplement, afin que d'au- 
tres puissent tout simplement vivre.» 


(Mère Téresa) 


ON DEMANDE 


secrétaire 
bilingue 


MAISON PROVINCIALE 
DES SOEURS GRISES. 


S'adresser au directeur du per- 
sonnel. 


151, rue Despins 
Saint-Boniface (Manitoba) 
R2H OL7 

Téléphone: 237-8941. 


À la mémoire de 
Soeur Lise Turcotte, s.g.m. 


Soeur Lise Turcotte est décédée à l’âge 
de 43 ans, à la suite d’un tragique acci- 
dent d'avion survenu le 12 novembre à 
Rankin Inlet, T.N.-O. Quatre autres per- 
sonnes ont péri dans ce même accident. 


Soeur Lise est native de Iroquois Falls en 
Ontario. Elle demeura à Rolphton, puis à 
North Bay en Ontario, jusqu’en 1960, 
alors qu’elle entra chez les soeursgrises à 
Saint-Boniface: elle prononça ses voeux 
de religion en 1963. 


Outre sa famille religieuse, elle laisse dans 
le deuil sa chère maman, Madame Ger- 
trude Turcotte de North Bay, un frère 
Luc et sa femme Arlie de Sault Ste-Marie 
en Ontario; deux soeurs, Jocelyne Kauf- 
man et son mari Barry de Sudbury en 
Ontario; Carole Hodge et son mari Vicars 
de London en Ontario; une tante soeur 
grise, Sr M.J. Turcotte de Lexington, 
Ma., ainsi que cinq neveux et nièces. Son 
père monsieur Rolland Turcotte l'a pré- 
cédée en 1983. Soeur Lise sera regrettée 
par ses compagnes soeurs grises et par 
de nombreux amis et amies plus particu- 
lièrement dans les Territoires du Nord- 
Ouest où elle a consacré quatorze ans de 
sa vie religieuse. 


Après avoir obtenu son baccalauréat des 
arts de l’Université de Montréal et un 
certificat permanent du département 
d'éducation de la province de l'Alberta, 
soeur Lise exerça sa profesion d'ensei- 
gnante au niveau élémentaire de l’école 
de Chesterfield Inlet, T.N.-O. 


Après quatre années d'enseignement, 
Monseigneur Omer Robidoux lui deman- 
dait de se joindre à une équipe dont le but 
était d'établir un programme de caté- 
chèse adapté aux Inuits et de trouver les 
moyens d’impliquer les parents dans l'en- 
seignement de la religion à leurs enfants. 


Afin de se préparer à ce nouvel apostolat, 
soeur Lise suivit un cours de bible et de 
catéchèse à London en Ontario, et plus 
récemment obtint une Maîtrise en Missio 
logie de l'Université Saint-Paul à Ottawa. 


Elle visitait les missions du diocèse de 
Churchill — Baie d'Hudson afin d'évaluer 
les besoins et de trouver les meilleurs 
moyens d'y répondre. Elle travailla avec 
assiduité à l'élaboration d’un programme 
catéchétique adapté aux Inuits. À tra 
vers la formation continue des profes- 
seurs, elle appronfondit sa vocation de 
chrétienne et son rôle de femme dans 
l'Église d'aujourd'hui. 


Un profond respect de la culture du 
peuple Inuit et sa capacité d'adaptation à 
leur rythme ont caractérisé cette mis 
sionnaire soeur grise. Elle entretenait des 
relations étroites avec les personnes de 
son milieu et savait apprécier le support 
que lui apportaient ses compagnes soeurs 
grises ainsi que sa famille qu’elle aimait 
beaucoup. 


Sa vie missionnaire comportait de grands 
défis dont les risques des nombreux 
voyages et des longues distances qu'elle 
devait parcourir par voies aériennes. Elle 
est morte comme elle a vécu! 


La messe de la Résurrection en mémoire 
de soeur Lise, de Monseigneur Robidoux 
et du Père Théophile Didier, o.mi., fut 
présidée par Monseigneur Peter Sutton, 
archevêque de Keewatin-Le Pas, en la 
Cathédrale de Saint-Boniface, le mer- 
credi 19 novembre, à 19h30. 


Une célébration eucharistique pour la 
famille, les soeurs grises et amis eut éga- 
lement lieu à la Maison Provinciale des 
soeurs grises, au 151, rue Despins, le 
jeudi 20 novembre à 9h, suivie de l'inhu 
mation au cimetière de la rue Archibald. 


Les membres de la famille Turcotte et la 
Congrégation des soeurs grises désirent 
exprimer leur plus vive reconnaissance à 
l'équipe pastorale de la paroisse Cathé- 
drale pour la très belle célébration reli- 
geuse, à Monseigneur Peter Sutton, archevêque 
— Keewatin-Le Pas ainsi qu'à Monseigneur 
Antoine Hacault, archevêque — Saint- 
Boniface, qui ont présidé aux célébra- 
tions eucharistiques du 19 et 20 novem- 
bre, ainsi qu'à tous ceux et celles qui ont 
pris part ou assisté aux funérailles. Remer- 
ciements sincères sont aussi adressés à 
toutes les personnes qui ont envoyé des 
témoignages de sympathies, de messes 
et de prières aux intentions de la défunte. 
Toutes ces marques d'affection ont vive- 
ment touché la famille et les soeurs 
grises. 


La direction des funérailles était confiée 
au salon mortuaire Desjardins. 


Les aînés, leur bazar 


et leur nouveau centre 


Pour la première fois, 
dimanche 30 novembre, 
c'est dans leur tout nou- 
veau centre inauguré voici 
un mois presque jour pour 
jour (le 29 octobre), queles 
aînés de Laurier vont orga- 
niser leur bazar annuel. 


«Le bazar rapporte chaque 
année à peu près 1 000$», confie 
Adèle Péloquin, secrétaire du 
club des Nouveaux-Horizons 
Inc. de Laurier. Une somme 
bien sûr insuffisante en regard 
des dépenses engagées pour 
la construction d'un nouveau 
centre de 40’ par 60’ situé au 
coeur du village. 


Mais de toute façon, le club 
n'a pas vraiment de problèmes 
financiers puisque la construc- 
tion du bâtiment et son amé- 
nagement ont déjà été entiè- 
rement payés. Essentiellement, 
ce sont des subventions qui 
ont couvert les frais engagés à 
cette occasion (92 000$). 


La province a ainsi versé 
40 000$; le fédéral, par le biais 
du programme Nouveaux-Hori- 
zons, a apporté 8000$ pour 
l'édifice et 10000$ pour son 
ameublement, les loteries ont 


donné 10000$. Le reste pro- 
vient de la vente de certains 
matériels de l'ancien local et 
de la réutilisation des autres. 


Le club, fondé en 1974, s'est 
installé à ses débuts, sous la 
présidence d'Eugène Clément 
assisté de Luce Gagnon, dans 
l'ancienne école élémentaire 
dont deux classes ont été amé- 
nagées par les nouveaux pro- 
priétaires, le club d'âge d'or. 
Mais avec le temps, les frais 
d'entretien, notamment de 
chauffage, se sont considéra- 
blement accrus. Ce vieil édifice 
a donc été démoli en février 
84, après avoir servi pendant 
une dizaine d'année de lieu de 
rencontre et de divertissement 
aux aînés de Laurier. 


Aujourd'hui, les 66 membres 
du club disposent d'un local 
mieux adapté, comprenant une 
cuisine, des facilités de ran- 
gement, deux tables de billard, 
un jeu de palet, un carpet bow- 
ling et une machine à bingo 
toute neuve. 


Le comité du club des Nou- 
veaux-Horizons est présidé par 
Rose-Anna Verley, aidée de 
Jacques Péloquin (vice-prési- 
dent), Alice Saquet (trésorière) 
et Adèle Péloquin (secrétaire). 


Stéphane JARRE 


Les trois aînés du Club Nouveau-Horizons, Claire Gingras, 
Lucien Bouchard et Marie D'Heilley, coupent le ruban lors de 
l'inauguration du centre des Nouveaux-Horizons. 


Très forte participation 
des sociétaires à la 49e 
réunion annuelle de la Caisse 
populaire de Saint-Joseph. 
47 d'entre eux, sur 234, se 
sont déplacés jeudi 20 
novembre. 


«Le soutien de la population 
locale nous aide beaucoup», 
confie Denise Parent, directrice. 
C'est aussi ce qui explique la 
santé plutôt satisfaisante de la 
Caisse, selon sa gérante. 


SAINT-JOSEPH 


L'actif est à la hausse: +7 
pour cent entre le 30 septem- 
bre 85 et le 30 septembre 86, 
où il est passé de 1 177 952$ à 
1 264 754$. Principale explica- 
tion: la Caisse a gagné 13 mem- 
bres au cours de l'exercice 
écoulé. 


Et les dépôts se sont accrus 
de près de 16 pour cent pour 
atteindre 1 226921$.«Les gens 
ont plus épargné que l'année 
dernière», remarque Denise 
Parent. |ls ont aussi plus em- 
prunté. En effet, la caisse popu- 
laire de Saint-Joseph a aug- 
menté son volume de crédit 
d'environ 13 pour cent. Elle a 
surtout accordé des prêts pour 
la construction et l'agriculture. 


Toutirait pour le mieux dans 
le meilleur des mondes à Saint- 
Joseph s'il n'y avait pas eu ces 
arriérés d'assurances à rem- 


LA LIBERTÉ, la semaine du,28 novembre au 4 décembre 1986. 


Dans l’ensemble 
une bonne année 


bourser qui ont fait chuter les 
bénéfices. 


Avant l'impôt, le surplus 
dégagé s'élève cette année à 
1404$, plus de 5000$ de 
moins qu'en 1985. Cependant, 
depuis le 1er février 86, ce sont 
les sociétaires qui cotisent, s'ils 
le souhaitent, auprès d'une 
assurance garantissant le rem- 
boursement de leur emprunt 
en cas d'accident, d'invalidité, 
etc. et alors qu'auparavant 
c'était la Caisse qui assurait 
elle-même collectivement ses 
membres contre pareilles éven- 
tualités. 


Parmi les projets à l'étude ou 
désirés, Denise Parent signale 
la possibilité d'agrandir le local 
que la Caisse loue actuellement 
à la Coop, l'installation inévi- 
table dans quelques années 
d'un ordinateur et peut-être 
une augmentation de la durée 
du travail pour le poste à temps 
partiel. D'autre part, le cinquan- 
tenaire de la Caisse de Saint- 
Joseph sera probablement fêté 
en 1988. 


Lors de leur assemblée, les 
sociétaires ont renouvelé leur 
conseil d'administration. Le seul 
nouveau membre, Guy Ayotte, 
remplace Gilbert Beaudry 
comme conseiller. Norbert 
Parent préside le conseil, 
assisté de Jeanne Bérard, vice- 
présidente, de Gilbert Parent, et 
de Roger Parent (conseillers). 


Stéphane JARRE 


15... 


La page de 
Peel 


BONJOUR! 

Quand la nuit devient très noire, une ombre se glisse sur la 
prairie. Au sol, une souris trotte dans l’herbe. Soudainement, une 
créature fonce sur le petit rongeur, qu’elle attrape dans ses puis- 
santes serres. Ce n’est pas une histoire de sorcière que je te 


raconte! Mais non! Aujourd’hui, je te parle un peu de ce silencieux 
chasseur de nuit... le hibou. 


BICOLO 


Hibou est le nom général que l’on donne aux oiseaux de proie 
noctures. Il existe environ 133 espèces de hiboux, chacune ayant 
une face particulière. Tous les hiboux ont le front aplati; ce disque 
facial capte les sons un peu comme un radar. 


Les plumes de ses ailes sont douces et frangées, et 
bordées d’un fin duvet qui ne produit aucun bruit. 
C’est pourquoi sa proie, ne se doutant de rien, se 
laisse facilement surprendre. 


Poème 


Une vrai girouette! En un tour 
de tête le hibou peut voir dans 
toutes les directions. Les mus- 
cles de son cou sont si souples 
que sa tête peut décrire un 
cercle presque complet. Rien 
ne se passe dans son dos sans 
qu'il le sache! 


Je suis un oiseau nocturne 
Qui vole au clair de lune 
Le jour, je dors 

Le soir, je sors 

Je chasse toute la nuit 
Afin de trouver une petite souris 
Je dis «hou! hou! houl» 
Je suis un hibou. 


Colorie ce hibou à ton goût. 


Bricolage 


Tu veux frabriquer un hibou? Il 
te faut un sac en papier brun de 
l'épicerie. Laisse-le plié. Le fond 
du sac sera la face de l’hibou. 
Agrafe deux coins du bas 
comme dans le modèle. Avec 
une craie de couleur, dessine 
des «plumes» sur le devant et le 
dos du sac. Fais-lui de gros 
veux. Découpe-lui un bec et des 
aigrettes et colle-les en place. 
Rembourre le sac avec des mor- 
ceaux de papier journal jusqu’à 
ce qu'il soit bien rond. Découpe 
un peu le bas au centre; attache 
chaque côté avec des élastiques 
pour faire les pattes. Voilà! 
Amuse-toi bien! 


Contrairement aux yeux des autres 
oiseaux, ceux des hiboux sont placés de 
face. Ils ont une vision précise très sensible. 


Ils voient mieux que nous dans la noirceur. À 


Leur bec est fort et recourbé; 
son sommet est recouvert 
d’une cire duveteuse. D’un 
seul coup de bec, il peut écra- 
ser le crâne d’un rongeur. 


Le hibou possède des oreilles 


supersensibles qui sont Juste avant d'attaquer, le 
Les hiboux sont très utiles, parce qu'ils détruisent quan- cachées sous les plumes de sa [ie lève ses ailes, étire ses 
tité de rats, mulots et souris. Ils avalent leur proie entière, face. Il peut chasser les veux ongues pattes ne ses 
os, poils, plumes, griffes et dents compris, sans les fermés, car il se sert de son serres por Ne ts 
mâcher. Ils régurgitent ces matières au bout de quelques ouie très fine pour dépister sa peut Arab s( CARRE 
heures, en une petite boule appelée pelote de régurgita- proie dans le noir. quand il a êté saisi dans ces 


puissantes pinces. 


tion. 


16 LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986 


tr, ; (ra ete 0 165 QUOI AN A QUE Pia RS AU NOTE PRRAPL IFR. 


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Ce petit ourson a la fièvre des foins. 


Découpe ce qu’il dit ainsi que le visage de son ami. Colle-les au bon endroit et colorie. 


Suis les numéros 
et colorie. 


Voici quelques espèces de hiboux: le grand 
duc, le moyen duc, le petit duc, l’effraie, le 
hibou des marais, le harfang, la chouette, la 
chevêche et la hulotte. Peux-tu en nommer 
d’autres? « 


OP, + 


® 
ë 


LA LIBERTÉ, la semaine du 28 novembre au 4 décembre 1986 17 


Essaie d’en sortir. 


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Il faut éviter la perte du peu d'influence 


des électeurs franco-manitobains 


La Société franco-manito- 
baine s’oppose aux chan- 
gements que la Commis- 
sion fédérale de délimita- 
tion des circonscriptions 
électorales propose pour 
Saint-Boniface et Lisgar. 
Mardi 25 son président, 
Réal Sabourin, a présenté 
des arguments justifiant la 
position de la SFM. En 
voici de larges extraits. 


Nous voulons que la Com- 
mission fédérale de délimita- 
tion des circonscriptions élec- 
torales pour le Manitobatienne 
compte de ce contexte d’un 
Manitoba bilingue. Aussi, dans 
l’esprit réparateur de la Charte 
canadienne des droits et liber- 
tés vis-à-vis des communautés 


CRITÈRES: 


symbolique. 


Gapaury 
francop 


à la Ville de Winnipeg. 
DATE LIMITE: 


(233-4915) 


Le Comité ad hoc de la bibliothèque municipale 
de la 
Société franco-manitobaine 
invite 
les Franco-Manitobains et Franco-Manitobaines 
à faire des suggestions quant au 


NOM DE LA FUTURE BIBLIOTHÈQUE 
MUNICIPALE DE ST-BONIFACE 


Le nom doit refléter le caractère culturel, l'identité 
historique, l'appartenance communautaire et la pertinence 


Selon le comité, les quatre noms suivants rencontrent 
ces critères: Louis-Riel, Gabrielle-Roy, Marie-Anne 
et St-Boniface. Le Comité invite la population 
one à proposer aussi d’autres noms. 


La SFM pourra ainsi présenter des recommandations 


Prière de faire parvenir votre suggestion à la SFM 
avant le vendredi 5 décembre 1986. 


LA SOCIÉTÉ FRANCO-MA NITOBAINE 
C.P.145, Suint-Boniface (MB) R2H3B4 


minoritaires de langue française, 
la Commission doit considérer 
les intérêts particuliers de notre 
communauté. 


Une collectivité en situation 
minoritaire, comme celle des 
Francophones du Manitoba, ne 
peut pas continuer à subir l’ef- 
fritement de son territoire sans 
que sa langue, sa culture et ses 
traditions ne soient menacées. 
La concentration sur un terri- 
toire, qu’il soit délimité par des 
frontières fédérales, provinciales, 
ou municipales, est essentielle 
à notre service. 


Nous voulons porter à votre 
attention les changements pro- 
posés aux circonscriptions de 
Lisgar et de Saint-Boniface. Ces 
deux comtés regroupent un nom- 
bre important de communau- 


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.18 LA LIBERTÉ, Ja semaine du 28 


ÉpURONE pa) € à 


US AE7 ELLES Z 


poyembre ECE, décembre 1 786 


L'auteur 

est président 

de la Société 
franco-manitobaine 


Réal 
SABOURIN 


COMMENTAIRE 


tés francophones et les chan- 
gements proposés risquent de 


SAINT-BONIFACE 


Les frontières naturelles et 
historiques qui caractérisent 
Saint-Boniface ne peuvent être 
changées sans effriter l'identité 
de cette région riche en cul- 
ture. Le territoire que vous pro- 
posez d’amalgamer à Winnipeg- 
Sud-Centre est l’une des régions 
les plus anciennes de Saint- 
Boniface. Les gens de cette 
région s’identifient beaucoup 
plus à la communauté de l'Est 
de la rivière Rouge qu’à celle 
de l'Ouest. 


Les services essentiels tels les 
hôpitaux, les centres d'emplois, 
les paroisses, le système rou- 
tier, les centres d'achat, etc., 
ontété développés en fonction 
de cette relation Nord-Sud. Ils 
reconnaissent les frontières 
naturelles et traditionnelles. 


Vulnérables 


Traverser une frontière natu- 
relle comme la rivière Rouge, 
risque de créer un mauvais pré- 
cédent. Déjà à la Ville de Win- 
nipeg, dans le cadre de la révi- 
sion de sa loi constituante,il est 
préconisé de traverser les fron- 
tières naturelles pour le re- 
groupement de certains comi- 
tés communautaires. 


Cela est farouchement con- 
damné par les résidants de Saint- 
Boniface. | n'empêche cepen- 
dant que si votre recommanda- 
tion était adoptée, la Ville pour- 
rait plus facilement justifier le 
démantèlement des frontières 
naturelles et historiques. 


L'amalgamation du territoire 

roposée par la Commission à 
a circonsciption fédérale avoi- 
sinante risque donc à la longue 
de contribuer à l’effritement 
de la circonscription tradition- 
nelle de Saint-Boniface. Avec 
les nouveaux développement 
accélérés dans les banlieues du 
Sud-Est de Winnipeg, faudra-t- 
il éventuellement amalgamer 
Norwood au comté de Winni- 
peg-Sud-Centre pour régler 
encore une fois le problème de 
l’inéquité du nombre d’élec- 
teurs? 

À notre avis, une fois le pré- 
cédent établi, les quartiers les 
plus anciens de Winnipeg ris- 
quent de subir des transforma- 
tions majeures au détriment et 
contre le souhait des résidants. 


Pourquoi faut-il encore atta- 
quer les communautés les plus 
anciennes pour ajuster l’équi- 
libre électoral, surtout lorsque 
ces communautés sont déjà si 
vulnérables à l'assimilation? 


Il nous semble évident que le 
problème que vous tentez de 
régler à été engendré par les 
développements résidentiels 
dans les nouvelles banlieues. 


réduire considérablement leur 
articipation traditionnelle dans 
e processus électoral. De plus, 
ces communautés francophones 
seraient divisées complètement 
et les changements menace- 
raient leurs liens linguistiques 
et culturels. Les Francophones 
de ces régions se retrouveraient 
donc en perte du peu d’in- 
fluence électorale qu’ils ont 
encore, noyés dans une mer 
2 
d’électeurs anglophones. 


La Société franco-manitobaine 
s'oppose donc aux modifications 
proposées aux frontières élec- 


Pourquoi ne pas regarder dans 
cette direction pour trouver 
une solution? 


Il nous apparaît beaucoup 
plus logique d’effectuer des 
changements à l’extrême Sud 
de la circonscription de Saint-: 
Boniface. Les nouveaux résidants 
installés à la périphérie sud de 
Winnipeg n’ont sans doute pas 
encore développé de liens pro- 
fonds avec la circonscription 
de Saint-Boniface. 


Pourquoi ne pas joindre ces 
nouveaux quartiers à la circons- 
cription de Winnipeg-Sud, d’une 
part, et allonger la circonscrip- 
tion de Winnipeg-Sud-Centre 
vers le sud, d’autre part? Cette 
solution amènerait un nouvel 
équilibre démographique entre 
les comtés touten gardant intacts 
les quartiers les plus tradition- 
nels. S'il faut couper quelque 
part, ne serait-il pas préférable 
de couper de façon transver- 
sale la frontière naturelle dans 
un endroit où l’appartenance 
communautaire estencore peu 
valor sée? 


Saint-Boniface est aussi le seul 
comté fédéral au Manitoba où 
les électeurs onthistoriquement 
élu des députés francophones. 
À quelques exceptions près, 
seul Saint-Boniface peut encore 
élire un député francophone, 
ce qui demeure unique à l'Ouest 
de la rivière Outaouais. Une 
désintégration de la concentra- 


torales de Lisgar et de Saint- 
Boniface. Ces communautés 


d’électeurs doivent demeurer 
intactes pour que soient sau- 


vegardés leur unité et leur 
pouvoir politique, 


Notre intervention ne se ter- 
mine pas par une simple oppo- 
sition aux recommandations de 
votre Commission. Nous tenons 
à vous suggérer une autre façon 
de rencontrer votre objectif de 
rendre plus équitable la repré- 
sentation des électeurs dans les 
circonscriptions de Lisgar et 
Saint-Boniface. 


tion francophone dans le comté 
de Saint-Boniface, comme il est 
proposé par la commission, 
menacerait définitivement cette 
tradition. 


Parallèlement, les nouveaux 
développements à l'extrême sud 
de Saint-Boniface sont aussi une 
menace à notre présence fran- 
çaise à Ottawa car ils réduisent 
considérablement le pourcen- 
tage d’électeurs francophones 
dans la circonscription. 


Les Quarts que vous pro- 
posez de joindre au comté Win- 
nipeg-Sud-Centre regroupent 
environ 1 500 francophones ou 
10 pour cent de l’ensemble des 
électeurs. Perdront-ils leur droit 
d'être représentés par un député 
bilingue? Lorsqu'une commu- 
nauté se trouve déjà en situa- 
tion minoritaire, pourquoi la 
rendre davantage vulnérable en 
lui enlevant une partie impor- 
tante de son territoire? 


Pour conclure sur les chan- 
ements proposés à Saint-Boni- 
ace, nous tenons à féliciter les 

membres de la Commission 
d’avoir sauvegarder intact le 
nom du comté. Saint-Boniface 
doit demeurer le nom de la cir- 
conscription qui regroupe la 
plus forte concentration de 
francophones dans l'Ouest cana- 
dien. Un changement de nom 
aurait été inacceptable pour les 
membres que nous représen- 
tons. 


La Société franco-manitobaine 
est sérieusement préoccupée 
par les changements que vous 
proposez pour les circonscrip- 
tions rurales du Sud-Ouest et 
de l'Ouest du Manitoba. Ces 
changements favorisent les 
régions urbaines aux dépens 
des régions rurales. Ils compro- 
mettent l’équilibretraditionnel 
entre le nombre de députés 
ruraux et urbains. 


L'existence de nos commu- 
nautés rurales, autant anglo- 
prunes que francophones est 
a pierre angulaire de la vitalité 
sociale et économique de notre 
province. La situation actuelle 
est très difficile pour le secteur 
agricole et il n’est certes pas 
opportun de réduire davantage 
la représentativité des agricul- 
teurs et des éleveurs manito- 
bains. 


La Société franco-manitobaine 
s'oppose catégoriquement aux 
changements proposes pour ces 
régions, pour des raisonshisto- 
riques, économiques, culturelles 
et linguistiques. 


Environ 40 pour cent des 


Francophones du Manitoba 
demeurent en région rurale et 


la majorité oeuvre dans le 
domaine agricole. Nous avons 
toujours joui d’une concentra- 
tion, fût-elle faible, dans deux 
circonscriptions fédérales, soit 
Provencher et Lisgar. Malheu- 
reusement, les changements que 
vous préconisez nous divise- 
raient encore davantage, car 
un grand nombre de commu- 
nautés francophones seraient 
comprises dans le nouveau 
comté de Portage-Entre-les-lacs. 
Ces communautés n’ont aucun 
lien avec la région d’Entre-les- 
lacs. 


Nous maintenons que le statu 
quo est la seule solution pour 
les circonscriptions rurales. 
D'une part, les électeurs ruraux 

arderaient le même nombre 
e députés qu'ils ont présen- 
tement; et, d’autre part, les 
communautés ne seraient pas 
amputées de leurs liens natu- 
rels, historiques et économiques. 


En gardant le statu quo dans 
les comtés ruraux et en modi- 
fiant certaines frontières 
urbaines, le Manitoba gagnerait 
un siège de plus à Ottawa. C’est 
nettement l'option que nous 
préférons. 


Le conseiller Guy Savoie. Pas 
de membres... 


S’il y a deux personnes 
qui ne sont pas trop trop 
populaires parmi des gens 
du vieux Saint-Boniface ces 
derniers temps, ce sont 
bel et bien l’avocat Alain 
Hogue et le conseiller Guy 
Savoie. 


C’est peut-être pour cela que 
ces deux messieurs choisissent 
le restaurant Red Top (chemin 
St-Mary's) lorsqu'ils prennent 
le petit déjeuner ensemble! 


Farce à part (jamais je crèrai; 
on n'obtient pas la faveur d’un 
élu municipal avec un bacon 
and eggs!), si on se permet de 
souligner qu’on a vu, à plu- 
sieurs reprises, les deux casser 
une croûte au Red Top, c’est 
que trop souvent, la percep- 
tion d’un événement prend plus 
d'importance dans un débat 
que sa réalité. 


Prenons le tout dernier pro- 
jet de développement de Tyrone 


APEPSIE 


ECCUTE ÇA HERNINE, 
IL Y À UN SPECIAUSTE 
ICI QUI SUCRE 
DE PRENDRE DES 
BAÏNS DANS LA 
BIÈRE POUR 
AMÉLIORER 

SA SANTE 


Accusations contre accusations 


Les terrains vacants du vieux Saint-Boniface 
risquent de finir par coûter cher! 


Enterprises Ltd, la compagnie 
de Me Alain Hogue, prévu pour 
le terrain au nord de la voie 
ferrée dans le vieux Saint-Boni- 
face. 


Tyrone Enterprises a fait l’ac- 
quisition, en août 1986, de deux 
propriétés sur la rue Messager 
(prix d'achat: 178 000$). Pour 
avoir assez de terrain pour cons- 
truire les 78 condominiums 
(deux tours de sept étages à un 
coût total de 10 millions de $), 
Me Alain Hogue a demandé à 
la ville de Winnipeg la permis- 
sion d’acheter une partie du 
terrain de la ville entre la rue 
Messager et la rive de la Rouge. 


La décision de vendre la pro- 
priété de la ville revient au 
Comité des finances de Winni- 
peg. Le problème, c’est que le 
Comité des finances discute de 
ces choses à huis clos. Ça laisse 
la porte ouverte à ceux qui le 
veulent de soupçonner un 
«secret deal» quelconque. 


Pas contre 


Première perception possible: 
de pourrait être pas trop catho- 
ique cette affaire-là. 


D'après la décision du comité 
des finances, Alain Hogue a 
quatre mois pour faire changer 
le zonage s’il veut faire l’acqui- 
sition du terrain de la ville. Le 
projet devient public pour la 
première fois à la réunion du 
Comité communautaire de 
Saint-Boniface/Saint-Vital le 7 
octobre. Car c'est là que com- 
mence le processus pour le 


Daniel Tougas 
Jean-François Belisle 


PENSES - TU 
QU'IL EST SERIE 


NON 
IL DOiT PÉTER 
DE LA BROUE 


changement de zonage. La déci- 
sion est remise à la réunion du 
18 novembre. Le 18 novembre, 
la décision est remise d’un mois. 


Pour le conseiller Guy Savoie, 
les procédures prévues par la 
loi régissant la ville de Winni- 
peg ont été suivies à la lettre. En 
plus, c’est le genre de projet 
qui cadre bien avec sa vision du 
vieux Saint-Boniface. 


«On a un homme d'affaires, 
francophone, qui s’en vient, 
qui veut faire un développe- 
ment qui n’est pas hors d'ordre 
avec la planification du Nord 
deSaint-Boniface. C’est sûr que 
je suis d'accord, Isnce le conseil- 
er de Taché. 


«Le monde n’est pas néces- 
sairement contre le projet, 
ajoute le président du Comité 
exécutif de la ville de Winni- 
peg. Il voulait du temps pour 
regarder de plus près le projet. 
On leur a accordé un mois de 
répit.» 


Pourtant, la première percep- 
tion demeure... 


L'Association des résidants du 
Vieux Saint-Boniface, pour sa 
part, aimerait un peu plus de 
temps. Au moins jusqu'à la fin 
du mois de janvier. Puisqu’elle 


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planifie, pour le 24 janvier 1987, 
un Sommet d’habitations réu- 
nissant les résidants, les déve- 
loppeurs, les politiciens et les 
autres associations du coin pour 
dessiner un plan de dévelop- 
pement global du quartier nord 
de Saint-Boniface. 


«Le conseiller Savoie semble 
avancer que le projet de Me 
Hogue est le seul projet possi- 
ble pour le coin au nord de la 
voie ferrée», explique Lucien 
Loiselle, en soulignant le fait 
que depuis 1976, la ville a 
refusé aux résidants au nord de 
la voie ferrée la permission 
d'améliorer leur maison, de 
développer leur propriété. 


«L'Association aimerait que 
le genre de projet que propose 
Me Hogue s’inscrive dans un 
plan global de développement. 
On devrait planifier et ensuite 
construire» ajoute le président 
de l'Association des résidants. 


Question de se débarrasser 
des perceptions douteuses pos- 
sibles… 


Écoute! 


Au sujet des désirs de l’Asso- 
ciation, le conseiller Savoie est 
catégorique. || ne croit pas que 
l'Association représente les rési- 
dants du vieux Saint-Boniface. 
«ls n’ont pas de membres, pas 
de cartes de membres, pas de 
listes. Ça me dit qu’ils repré- 
sentent leurs idées, pas plus.» 


«L'Association voulait un droit 
de regard sur tous les plans de 
rojets de développement! C’est 
Fo d'ordre. Ecoute! || y a des 
élus à l'Hôtel de ville pour faire 
cette job. C’est très insultant 
pour les élus. Eux ne sont pas 
élus, il ne sont pas représenta- 


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Tél.: 233-5242 ou 233-2828 


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Lucien Loiselle, président de 
PAssociation de résidants du 
vieux Saint-Boniface. Une injus- 
tice... 


tifs. Ils ont de la misère à avoir 
quorum. Les gens s'intéressent 
lorsqu'il y a une cause. Mais ça 
ils peuvent le faire au niveau 
des réunions du Comité com- 
munautaire.» 


Lucien Loiselle répond à ces 
accusations d’une façon aussi 
catégorique: 200 personnes ont 
assisté à la dernière assemblée 
annuelle de l’Association. Elles 
ont élu directement les mem- 
bres du Conseil d’administra- 
tion. Une centaine de personnes 
ont assisté à la réunion de l’As- 
sociation lundi 24 novembre. 


Compte tenu des derniers 
développements entourant le 
projet de Tyrone Enterprises, le 
président de l’Association des 
résidants du VieuxSaint-Boniface 
se «demande si M. Savoie repré- 
sente les résidants du vieux 
Saint-Boniface.» 


Et il ajoute: «Je mets sérieu- 
sement en question la légimité 
de Guy Savoie comme conseil- 
ler de Saint-Boniface. Il y a une 
frustration générale chez les 
citoyens du coin. On a le sen- 
timent qu’on est peut-être en 
train de se faire passer un Qué- 
bec. Il y a une injustice dans le 
système vis-à-vis des citoyens 
au nord de la voie ferrée.» 


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